À la découverte du métier de scaphandrier

Ils travaillent sous les bateaux et les plateformes en mer pour des travaux de réparation et de soudure. France 2 est partie à leur rencontre.

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C'est un travail qui peine à trouver des successeurs, mais les secrets des scaphandriers continuent d'être enseignés dans trois écoles en France. Ils doivent être capables de plonger jusqu'à 50 mètres en dessous du niveau de la mer et par tous les temps. Ces ouvriers des profondeurs apprennent notamment les rudiments de leur métier dans l'école de Saint-Mandrier (Var). Les élèves passent leurs premières épreuves au sec avant de plonger dans le grand bain. Ils se préparent dans un caisson qui reproduit la pression de l'eau pour vérifier leur résistance à l'ivresse des profondeurs. La pression altère les capacités du cerveau, les élèves s'entraînent donc à la maîtriser.

Un métier difficile

Plusieurs élèves ont choisi cette formation pour une reconversion. "C'est un changement de vie pour pouvoir voyager, bouger", espère Pierre-Yves qui apprend ce métier. Gabin, un autre élève, a aussi été séduit par cette formation et a pu mettre en avant son ancien travail de soudeur. "Les dangers sous l'eau c'est que quand je suis en train de souder, je produis un gaz, des bulles et ça peut créer une petite explosion", explique le jeune homme.
 
Après l'entraînement à terre, les élèves vont aussi en mer pour préparer des épreuves pratiques. Les plongées peuvent durer trois heures par jour et ces conditions difficiles ne refroidissent pas les apprentis. La formation coûte 12 000 euros et 200 à 250 scaphandriers sortent chaque année des écoles françaises.

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