Violences du 1er-Mai : les profils surprenants des blacks blocs

Les autorités cherchent à savoir qui se cache derrière les black blocs, auteurs des violences qui ont émaillé le défilé parisien du la fête du Travail. Une quarantaine de membres de cette mouvance est toujours en garde à vue mercredi 2 mai.

France 3

Des voitures calcinées, des vitres de commerce brisées, le quartier d'Austerlitz à Paris porte encore les stigmates des violences du défilé du 1er-Mai. Des dégradations d'ampleur pour lesquelles une centaine d'individus ont été interpellés. Mercredi 2 mai, trois personnes sont toujours placées en garde à vue, 49 autres ont été relâchées, faute de charges contre elles. Par ailleurs, on en sait un peu plus sur le profil des black blocs interpellés mardi, avec une surprise : un tiers sont des femmes et des individus jeunes, nés entre 1990 et 2000. Cinq sont même mineurs.

Premières comparutions jeudi

Certains interpellés sont connus des services de police. On retrouve également cinq étrangers, un Allemand, un Belge, un Suisse, un Colombien et un Syrien. Parmi les fauteurs de trouble, certains n'ont pas été identifiés comme les auteurs des dégradations, d'où la difficulté de les condamner sévèrement, comme le pensent certains représentants de police : "C'est plus qu'un sentiment de laxisme", confie Fabien Vanhemelryck, du syndicat Alliance nationale. "Je ne suis pas sûr qu'il y en ait un seul qui fasse trois ans de prison aujourd'hui". Dans le cadre des procédures ouvertes à la suite des incidents du 1er mai, l'enquête va se poursuivre. Les premières comparutions auront lieu jeudi.

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Des manifestants cagoulés et vêtus de noir, à hauteur du pont d\'Austerlitz, mardi 1er mai, à Paris.
Des manifestants cagoulés et vêtus de noir, à hauteur du pont d'Austerlitz, mardi 1er mai, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)