VIDÉO. "Il y avait assez de policiers" : après les violences du 1er-Mai à Paris, le préfet de police se défend face aux attaques

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, souligne, mercredi sur France Inter, que "le bilan humain est extrêmement léger".

Un manifestant lance une pierre alors que des nuages ​​de gaz lacrymogènes se lèvent lors d\'une manifestation en marge d\'une manifestation du 1er-Mai, à Paris, en 2018.
Un manifestant lance une pierre alors que des nuages ​​de gaz lacrymogènes se lèvent lors d'une manifestation en marge d'une manifestation du 1er-Mai, à Paris, en 2018. (ALAIN JOCARD / AFP)

Après la dégradation de 31 commerces, de voitures et de mobilier urbain en marge du défilé du 1er-Mai à Paris, le préfet de police de Paris Michel Delpuech affirme sur France Inter, mercredi 2 mai, "qu'il y avait assez de policiers" et qu'il "n'a pas tardé" à leur donner l'ordre d'agir.

Après de vives critiques formulées notamment par la CGT, Michel Delpuech "considère qu'il y avait assez de policiers" mobilisés, soit 1 300 agents. Il a même précisé qu'il y en avait plus que l'an dernier pour encadrer le défilé parisien. "Au premier mai 2017, il y avait quatre unités mobiles de plus", a détaillé le préfet.

J'ai présenté ce contexte lundi aux organisations pour bien leur dire que ça allait se passer de la sorte.Michel Delpuechà France Inter

Le premier secrétaire du Parti socialiste s'est interrogé, mercredi matin sur franceinfo, sur "pourquoi les forces de l'ordre ont tardé à intervenir". En conséquence Olivier Faure a demandé une commission d’enquête parlementaire. Michel Delpuech a expliqué avoir "donné l'ordre à 16 heures de projeter l'ensemble des moyens que nous pouvions concentrer".

D'après lui, il était également compliqué d'anticiper le rassemblement des fauteurs de troubles, habillés de noir et cagoulés lors des dégradations. "Les personnes arrivent d'une manière la plus banale qui soit", a expliqué Michel Delpuech et "c'est quelques minutes avant de passer à l'acte qu'ils se griment".

Bilan humain et dommages matériels

"Le bilan humain est extrêmement léger", a affirmé Michel Delpuech qui a fait état de quatre blessés légers, dont un dans les rangs des forces de l'ordre "qui n'a pas eu besoin de recevoir des soins".

Les dommages matériels sont eux jugés "significatifs" par le préfet de police de Paris. Michel Delpuech a chiffré les dégâts "en centaines de milliers d'euros". Toutefois, concernant les commerces touchés par les dégradations, le préfet a expliqué que "tous avaient été prévenus" et que conseil leur avait été donné de "fermer et de mettre des palissades de bois devant leur baie vitrée".