L’agression du sapeur-pompier le 1er mai est "une situation intolérable, que les pompiers ne peuvent plus supporter", déclare un porte-parole

Lors de la manifestation parisienne du 1er-Mai, un sapeur-pompier a été agressé par une manifestante, alors qu'il éteignait un feu de palettes.

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Radio France
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Un sapeur-pompier agressé par une manifestante, en marge du défilé du 1er-Mai à Paris. (MYLENE DEROCHE / MAXPPP)

L'agression d'un sapeur-pompier, en marge de la manifestation du 1er-Mai à Paris, "est une situation intolérable, que les pompiers ne peuvent plus supporter", fustige le commandant Eric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, lundi 2 mai sur franceinfo. Dimanche 1er mai, une femme a tenté de s'emparer de la lance d'un pompier qui éteignait un feu de palette dans le 11ème arrondissement de Paris, avant de le frapper violemment. "C’est une incompréhension totale" du côté des pompiers, qui regrettent "d’être toujours dans la crainte de ne plus intervenir dans des bonnes conditions. Surtout quand il s’agit de protéger les victimes et les populations".

Le commandant Eric Brocardi rappelle que son collègue militaire de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris éteignait l'incendie "pour éviter toute propagation aux immeubles et aux façades, éviter que les fumées pénètrent dans le voisinage, éviter qu’il y ait un drame pas directement lié à la manifestation mais à des conséquences graves". Cette intervention devait aussi "protéger les biens" dans une rue qui est le "centre névralgique de l’économie du quartier du 11ème arrondissement de Paris".

Le commandant salue aussi la réaction du sapeur-pompier pendant l'agression, qui "reste avec la lance à la main, qui ne déroge pas de sa ligne de conduite et de sa mission qui lui a été donnée par le chef d’agrès, juste à côté, qui est là pour orienter et donner les ordres, et par son double porte lance, qui est derrière et assure le maintien du jet bâton".

Il rappelle la dangerosité de ces lances qui, quand elles sont allumées, "peuvent aller jusqu’à dix bars avec un débit de 500 litres d'eau par minute". "Donc il reste sur son axe de progression, sachant qu’il sait aussi qu’à tout moment, si le jet bâton se réoriente vers quelqu’un, ça peut causer d’autres dégâts et d’autres victimes collatérales qui n’étaient pas directement liées à l’affrontement", conclut le commandant Eric Brocardi.

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