DIRECT. Affaire Alexandre Benalla : Jean-Luc Mélenchon propose une "motion de censure" contre le gouvernement

Pour pouvoir être déposée, une telle motion doit réunir 58 signatures de députés. Le groupe des députés Insoumis n'en compte que 17.

Le Sénat en février 2018.
Le Sénat en février 2018. (GARO / PHANIE / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné au Sénat au début de la semaine prochaine, annonce la commission des Lois, jeudi 19 juillet, dans le cadre de l'affaire Alexandre Benalla. Ce collaborateur de l'Elysée a été filmé le 1er mai dernier alors qu'il commettait des violences sur un manifestant, mais son identité n'a été révélée que deux mois plus tard par Le Monde.

Jean-Luc Mélenchon à l'offensive. Le chef de file des députés de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a proposé sur Twitter que les députés déposent une "motion de censure" du gouvernement, "puisque le gouvernement ne vient pas s'expliquer devant l'Assemblée"Pour pouvoir être déposée, une telle motion doit réunir 58 signatures de députés. Le groupe des députés Insoumis n'en compte que 17.

Le Sénat veut des explications. La commission des Lois veut notamment tirer au clair "la nature et le cadre institutionnel de la mission qu'il assumait au nom de l'État en collaboration avec les forces de sécurité" le 1er mai, écrit dans un communiqué la commission présidée par Philippe Bas (LR).

Vers une commission d'enquête parlementaire. La commission des Lois de l'Assemblée nationale va demander "à se doter des prérogatives d'une commission d'enquête" après les révélations sur un collaborateur d'Emmanuel Macron frappant un manifestant le 1er mai, a annoncé jeudi soir la présidence de l'Assemblée dans un communiqué.

Une enquête préliminaire ouverte. Le parquet de Paris a confié à la brigade de répression de la délinquance contre la personne une enquête préliminaire sur les chefs de "violences par personne chargée d'une mission de service public", "usurpation de fonctions" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique".

Suspendu. Alexandre Benalla a été mis à pied pendant deux semaines, avec suspension de salaire, a précisé jeudi le porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit. "Cette sanction lui a été notifiée comme un dernier avertissement avant licenciement, a-t-il précisé. C'est la plus grave sanction jamais prononcée contre un chargé de mission de l'Elysée."

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22h11 : "Dans l'esprit des CRS présents, le type est un policier de la BAC, il n'est pas du tout identifié comme un civil qui n'a rien à faire là, sinon il aurait été empêché d'agir et aurait été interpellé sans état d'âme."

Le secrétaire national du syndicat Unsa-CRS assure à L'Express que les policiers qui apparaissent aux côtés d'Alexandre Benalla sur la vidéo dans laquelle il frappe un manifestant à terre, à Paris, le 1er mai, n'avaient pas connaissance de son identité.

21h46 : "Il a été protégé. Ne me demandez pas pourquoi, la suite de l'enquête le montrera, mais il a clairement été protégé".

Interrogée par Europe 1, la journaliste du Monde auteure des révélations sur Alexandre Benalla estime que ce dernier a été protégé par sa hiérarchie. Auteur de violences contre un manifestant le 1er mai, Alexandre Benalla a été suspendu deux semaines avant de réintégrer ses fonctions à l'Elysée, à un poste officiellement moins exposé.

21h39 : Bonjour @anonyme. La vidéo où l'on voit Alexandre Benalla frapper un manifestant à terre, place de la Contrescape à Paris, le 1er mai, a été diffusée dès le jour des faits sur Twitter et YouTube. Mais à l'époque, l'identité de l'homme qui porte les coups est inconnue. Ce sont nos confrères du Monde qui révèlent hier qu'il s'agit de l'adjoint au directeur de cabinet d'Emmanuel Macron.

21h34 : Pourquoi une vidéo du 1er mai sort que maintenant ? Ça n'empêche rien à ses actes.

21h16 : Les travaux de la commission d'enquête de l'Assemblée démarreront "dès la semaine prochaine", assure sa co-rapporteure, la présidente de la commission des lois Yaël Braun-Pivet (LREM). Le député Guillaume Larrivé (LR) en sera le second co-rapporteur.

21h18 : "La justice va procéder à une enquête et cela va permettre d'établir les faits. L'Assemblée nationale n'est pas un tribunal. La commission d'enquête conduira des auditions, des investigations, mais ne se substituera pas à la justice."

Le président de l'Assemblée nationale précise le rôle de la commission d'enquête à venir sur l'affaire Benalla. Celle-ci doit "recueillir, sur un sujet précis, des éléments d’information en vue de les soumettre à l’Assemblée", précise le site de l'Hémicycle. "Elle dispose de larges pouvoirs tels que le droit de citation ou l’habilitation à se faire remettre tout document de service".

21h11 : La commission des Lois de l'Assemblée nationale va se doter des prérogatives d'une commission d'enquête, a annoncé la présidence de l'Assemblée.

20h53 : Pour pouvoir être déposée, la motion de censure contre le gouvernement demandée par Jean-Luc Mélenchon doit réunir 58 signatures de députés. Le groupe des députés "insoumis" n'en compte que 17.

20h48 : Le chef de file des députés de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a proposé ce soir sur Twitter que les députés déposent une "motion de censure", "puisque le gouvernement ne vient pas s'expliquer devant l'Assemblée" sur l'affaire Benalla.

20h44 : Jean-Luc Mélenchon propose une "motion de censure" contre le gouvernement

20h18 : "Il est clair qu’il a outrepassé ses fonctions d’observateur"


Interrogé par la présidente du groupe communiste au Sénat, Eliane Assassi, lors des questions au gouvernement, Edouard Philippe a condamné les violences commises par Alexandre Bella contre un manifestant, le 1er mai. En savoir plus ici.

19h59 : Le syndicat de police Vigi a, pour sa part, déposé une plainte cet après-midi contre Alexandre Benalla pour "usurpation de fonction" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique", selon son avocat Me Yassine Bouzrou.

19h58 : La commission des Lois du Sénat "procédera à l'audition de M. Collomb (..) dans les premiers jours de la semaine prochaine, afin d'entendre ses explications sur les conditions de la participation de M. Alexandre Benalla (...) aux opérations de maintien de l'ordre lors des manifestations du 1er-Mai à Paris" explique son président, le Républicain Philippe Bas.

19h57 : Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné au Sénat au début de la semaine prochaine

19h35 : "Je ne peux en dire que du bien, c'est un super professionnel."


Interrogé par France Bleu, cet ancien chef du service d'ordre du Parti socialiste défend Alexandre Benalla, qu'il a formé au début des années 2010, alors qu'il a à peine 20 ans. Le collaborateur d'Emmanuel Macron a été identifié sur une vidéo dans laquelle il frappe un manifestant à terre.

19h34 : Les députés "insoumis", communistes et socialistes, mais aussi Républicains, ont tous demandé la création d'une commission d'enquête sur les incidents du 1er-Mai impliquant Alexandre Benalla. Mais les élus LREM leur ont opposé une fin de non-recevoir.

18h58 : Elles tournent en boucle depuis hier soir. Notre journaliste Simon Gourmellet a décortiqué les images montrant un collaborateur d'Emmanuel Macron frappant un manifestant, le 1er-Mai.

18h41 : Des journalistes présents aux débats parlementaires rapportent que plusieurs cadres de la majorité profitent de la suspension de séance pour se réunir.

18h38 : Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy (LREM), souhaite "que le gouvernement puisse (...) s'exprimer" dans l'Hémicycle, mais "n'a pas obtenu de réponse à ce stade".

18h34 : A l'Assemblée nationale, les débats sur le projet de révision constitutionnelle ont d'ailleurs été interrompus temporairement à cause des "rappels au règlement" incessants, déclenchés par les interventions des élus à propos de l'affaire Benalla.

18h31 : "Ça prend combien de temps de mettre un poing dans la gueule ? Une seconde et demie ? Pour le virer, c’est pareil".

Certains élus LREM laissent néanmoins entrevoir leur malaise dans Le Monde. "C’est une cata, le genre de couacs dont on se serait passé", confie une autre députée. "On préfère toujours se passer de ce genre d’histoires…", lâche un cadre de la majorité.

18h22 : Les révélations du Monde sur l'identité du collaborateur d'Emmanuel Macron, filmé en train d'agresser un manifestant le 1er mai à Paris, embarrassent La République en marche (LREM). Nos confrères notent que très peu de députés de la majorité acceptent de répondre aux sollicitations médiatiques à ce sujet.

17h39 : Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, dit "souhaiter que le gouvernement puisse s'exprimer à l'Assemblée nationale" au sujet de l'affaire Benalla. "Je n'ai pas de réponse à ce stade" sur une éventuelle intervention de l'exécutif dans l'hémicycle, précise-t-il.

17h25 : L'affaire Benalla sème la pagaille à l'Assemblée nationale. Les députés, qui examinent le projet de révision de la Constitution, multiplient les allusions au dossier explosif du jour.

16h25 : "Il salit la présidence de la République."

Cité par Le Monde, le député de la Seine-Saint-Denis estime qu'Alexandre Benalla "n'a rien à faire à l'Elysée. Il faut qu'il s'en aille. Que fait-il là ? Pourquoi reste-t-il ?"

15h23 : Le ministre de l'Intérieur précise que la présence d'observateurs est "une pratique régulière qui trouve sa justification dans une logique de transparence et d'ouverture de l'institution policière", notamment auprès des magistrats ou des journalistes.

15h25 : "Ces deux personnes n'avaient aucune légitimité pour intervenir."

Affirmant qu'Alexandre Benalla et Vincent Crase ont "nuit à l'image et au professionnalisme" de la police, Gérard Collomb précise que les deux hommes avaient été "autorisés par la préfecture de police de Paris" à assister à la manifestation "en tant qu'observateurs" dans les rangs policiers.

15h19 : Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, annonce avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale.

15h16 : "Je ne peux pas admettre que certains viennent jeter le doute sur l'exemplarité des forces de l'ordre."

Devant les sénateurs, le chef du gouvernement salue la "réaction" de l'Elysée, qui a sanctionné Alexandre Benalla après ses actes de violence du 1er-Mai.

15h13 : "Nous serons déterminés à faire en sorte que cette enquête préliminaire puisse permettre de faire toute la lumière", affirme Edouard Philippe, lors des questions au gouvernement au Sénat.

15h12 : Le Premier ministre, Edouard Philippe, dénonce des faits "choquants".

15h04 : Plutôt que de sanctionner Alexandre Benalla en interne, l'Elysée aurait-il dû saisir la justice ? Notre journaliste Vincent Matalon a interrogé une avocate spécialiste du droit pénal, qui rappelle que "les fonctionnaires sont tenus de dénoncer des manquements à la loi". Elle précise toutefois que "le Code pénal ne prévoit pas de sanction en cas de non-dénonciation".

15h00 : Leurs noms vous étaient peut-être inconnus jusqu'à ces dernières heures. Dans cet article, nous vous présentons Alexandre Benalla (photo), Vincent Crase et Patrick Strzoda, qui se retrouvent au cœur de l'affaire des violences du 1er-Mai.



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Notre direct sur l'affaire Alexandre Benalla

13h57 : Le patron de l'Unsa-Police affirme s'être "renseigné" sur les circonstances de la manifestation "violente" au cours de laquelle Alexandre Benalla a frappé un homme. "L'individu interpellé avait jeté un certain nombre d'éléments sur les forces de police", assure-t-il.

13h57 : "Il frappe violemment et utilise des moyens d'intervention qui sont normalement complètement à proscrire dans ce type de situation."

Sur franceinfo, ce syndicaliste policier dénonce l'"attitude complètement inappropriée" d'Alexandre Benalla dans la vidéo tournée le 1er mai à Paris.

13h19 : Joint par Buzzfeed, un militant communiste affirme avoir reçu des coups de la part d'Alexandre Benalla, en 2016, en marge du discours de candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle. Il "m'a donné un coup sur la tête et une béquille", dit-il. Une vidéo montre le début de l'altercation.




13h14 : L'opposition continue de presser Emmanuel Macron de s'exprimer. Tout comme Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon réclame à son tour une prise de parole présidentielle.

13h01 : Invité de RMC ce matin, le patron de la FFF, Noël Le Graët, n'a pas confirmé la présence d'Alexandre Benalla à bord du bus des Bleus sur les Champs-Elysées. "On va vérifier mais, en tout cas, sur le bus, il n'a tapé personne", a-t-il glissé.

12h55 : Au sujet de Vincent Crase, l'autre homme sanctionné dans ce dossier, Christophe Castaner confirme qu'"il est salarié de droit privé de La République en marche" mais souligne qu'il se trouvait à la manifestation du 1er-Mai sur son temps personnel. "Ma condamnation morale ne suffit pas pour justifier un licenciement", dit-il sur CNews.