Le groupe Bolloré réclame 50 millions d'euros à France 2 après la rediffusion du "Complément d'enquête" consacré à son patron

Ce numéro du magazine de France 2, rediffusé jeudi soir, revient sur le parcours de l'homme d'affaires breton et notamment sur les activités du groupe familial en Afrique.

Vincent Bolloré, PDG du groupe Bolloré et président du conseil de surveillance de Canal+, le 2 décembre 2015 à Paris.
Vincent Bolloré, PDG du groupe Bolloré et président du conseil de surveillance de Canal+, le 2 décembre 2015 à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Il réclame 50 millions d'euros à France 2 pour avoir rediffusé, jeudi soir, un "Complément d'enquête" consacré à son patron Vincent Bolloré. Le groupe éponyme dénonce, vendredi 22 juillet, "une volonté avérée de lui nuire en le dénigrant gravement" à travers une émission "totalement à charge".

Ce numéro du magazine de France 2 revient sur le parcours de l'homme d'affaires breton et notamment sur les activités du groupe familial en Afrique. Il avait été diffusé pour la première fois le 7 avril. Sur sa page, l'émission écrit : "Il n'a pas apprécié son portrait par 'Complément d'enquête'... ni sa rediffusion, le 21 juillet."

"Ceci porte atteinte à ses intérêts commerciaux"

"Afin de mettre un terme à cette campagne insidieuse et de protéger tant les intérêts de ses salariés que de ses actionnaires, le groupe Bolloré a assigné France 2 afin d'obtenir réparation devant le tribunal de commerce de Paris de son préjudice évalué à 50 millions d'euros", indique le communiqué du groupe Bolloré. "Ceci porte atteinte à ses intérêts commerciaux", d'autant que l'émission "avait déjà décidé, le 9 juin 2016, de revenir sur ce sujet", souligne-t-il.

Le présentateur de l'émission, Nicolas Poincaré, avait répondu ce jour-là à des accusations de bidonnage, portées par Vincent Bolloré quelques jours plus tôt, concernant le témoignage de deux salariés adolescents d'une plantation du groupe au Cameroun. Ils dénonçaient leurs conditions de travail. Le journaliste avait démenti "formellement" que ces mineurs aient été payés pour mentir sur leur âge dans le documentaire sur le groupe Bolloré.