Le CSA songe à interdire certaines émissions de téléréalité avant 22 heures

Françoise Laborde, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel, a évoqué des mesures de restriction après la mort d'un candidat de "Koh-Lanta".

Le présentateur de \"Koh-Lanta\", Denis Brogniart, pose devant le logo de l\'émission.
Le présentateur de "Koh-Lanta", Denis Brogniart, pose devant le logo de l'émission. (TF1)

Faut-il mettre un sérieux coup de frein aux programmes de la téléréalité ? Interrogée mardi 2 avril sur Europe 1 après le drame de "Koh-Lanta", Françoise Laborde, membre du Consil supérieur de l'audiovisuel, a évoqué de possibles mesures de restrictions à l'égard de certaines émission véhiculant un message trop violent.

Selon la journaliste, une réflexion était déjà en cours au sein de l'instance. Françoise Laborde évoque notamment des recommandations sur "l'accompagnement psychologique des candidats".

Une interdiction aux moins de 12 ans envisageable

Mais le CSA pourrait aussi "aller plus loin". Le Conseil va "réfléchir sur une nouvelle signalétique", explique François Laborde. "Certaines émissions pourraient relever du moins de 12 ans, et moins de 12 ans cela veut dire que ça ne peut plus être diffusé à 20 h 30", détaille la journaliste. Pour bannir du début de soirée certains programmes, le CSA pourrait aussi recourir à un article datant de 2005 qui interdit la violence à la télévision entre 6 heures et 22 heures.

Françoise Laborde a annoncé que le CSA allait "recevoir l'ensemble des éditeurs de téléréalité pour leur demander ce qu'ils comptent faire" sur ce sujet, jugeant qu'"il y a une violence latente qui est dans le gène même de [certaines] émissions".