Frais de taxi : la présidente de l'INA mise à la porte

Agnès Saal, présidente de l'Institut National de l'Audiovisuel (Ina), a cédé à la pression et a quitté ses fonctions mardi 28 avril. Ses notes de taxis faramineuses auront eu raison d'elle.

France 3

Agnès Saal n'est plus présidente de l'Ina. Mardi 28 avril, elle a démissionné sous la pression de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin. En cause, près de 41 000 euros de notes de taxi en dix mois, dont une bonne partie pour des trajets personnels et même 6 700 euros de courses en taxis commandées et effectuées par son fils . C'est dans un courrier anonyme qu'elle a été dénoncée.

Pour Françoise Lamontagne, déléguée syndicale CGT Ina, "c'est complètement contradictoire par rapport à tout le discours qu'elle a tenu depuis qu'elle est arrivée. Un discours porté sur l'importance du service public, la notion de gratuité, la transparence..."

Éviter l'enlisement

L'Ina, c'est la mémoire de l'Audiovisuel français, une entreprise publique de 950 salariés. Agnès Saal en avait pris la tête il y a  un peu moins d'un an après un parcours dans les  grandes institutions culturelles françaises, comme la Bibliothèque Nationale de France ou encore le Centre Pompidou.

À l'Ina, elle avait remplacé un certain Mathieu Gallet, parti à Radio France, où a ensuite éclaté une grève record. Cette fois-ci, le gouvernement n'a pas souhaité que la situation s'enlise et l'a rapidement poussée vers la sortie.

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Agnès Saal, PDG de l\'INA, le 31 juillet 2014.
Agnès Saal, PDG de l'INA, le 31 juillet 2014. (DOMINIQUE FAGET / AFP)