Canal+ : un syndicat dénonce de "nouvelles sanctions injustifiées" contre des salariés du groupe

Dans un communiqué, +Libres informe que plusieurs salariés ont été convoqués par la direction en vue d'un éventuel licenciement, notamment en raison de leur soutien à l'humoriste Sébastien Thoen, licencié en décembre dernier.

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France Télévisions
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Un micro de Canal+ lors d'une rencontre de Ligue 1, en avril 2021. (LAURENT SANSON / LS MEDIANORD / VIA AFP)

Plusieurs salariés de la rédaction des sports de la chaîne Canal+ ont été convoqués à "un entretien préalable à leur éventuel licenciement", a dénoncé +Libres, premier syndicat du groupe, dans un communiqué publié lundi 12 avril. Ses auteurs dénoncent de "nouvelles sanctions injustifiées" contre des membres de la rédaction en raison de leur soutien à l'humoriste Sébastien Thoen, licencié en décembre dernier, et plus récemment à la "fuite" d'extraits non diffusés d'un documentaire incriminant le chroniqueur maison Pierre Menès.

Concernant la polémique autour de Sébastien Thoen, dont le licenciement après une parodie peu appréciée par la direction de Canal+ a généré d'autres évictions, le syndicat dénonce "une violation évidente des engagements" du groupe "de cesser 'les représailles' qui ont déjà donné lieu à plusieurs départs ces derniers mois". Certains salariés, en effet, avaient signé un communiqué de soutien à l'humoriste, ce qui avait déplu à la direction.

Des "tentatives d'intimidations" de la direction

Mais le syndicat ajoute que des convocations sont également en lien avec la fuite d'extraits coupés de la version finale du documentaire Je ne suis pas une salope, je suis journaliste, de Marie Portolano. Ces passages, qui incriminaient le chroniqueur Pierre Ménès dans deux affaires d'agressions sexuelles, avaient été divulgués dans la presse et notamment sur le site Les Jours.fr. Le syndicat précise que certains salariés convoqués par la direction "font partie du service des documentaires de la rédaction des sports", et voit donc un lien entre les deux événements.

La chaîne cryptée, accusée de protéger son chroniqueur vedette, avait finalement décidé de lancer une enquête interne face au tollé médiatique. Les membres de +Libres se disent aujourd'hui "sidérés" par la démarche adoptée par la direction de Canal+, d'autant que dans cette affaire, "les seuls comportements fautifs en lien avec le documentaire n'ont eux fait l'objet d'aucune sanction à ce stade". Pierre Ménès, qui a formulé ces dernières semaines ses "sincères excuses" pour ses agissements, est absent depuis fin mars de l'émission "Canal Football Club".

Le syndicat +Libres appelle "une fois de plus la direction à rétablir la confiance et la sérénité au sein des services", particulièrement celui des sports, et "à cesser toutes tentatives d'intimidations des salariés et de leurs représentants". Les indemnités proposées aux salariés concernés, en échange de leur silence et de l'absence de contestation, "ne diminue en effet en rien la gravité de ces agissements, ni l'inquiétude".

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