Canal+ : Jules-Edouard Moustic quitte l'émission "Groland"

Depuis la rentrée 2018, il n'apparaissait déjà plus à l'écran. Son nom était toutefois resté jusqu'ici mentionné comme auteur dans le générique.

Jules-Edouard Moustic pose à Paris, le 29 mars 2018.
Jules-Edouard Moustic pose à Paris, le 29 mars 2018. (JOEL SAGET / AFP)

C'est une histoire de 25 ans qui se termine. La chaîne Canal+ a annoncé, mercredi 6 mars, la fin de sa collaboration avec le présentateur historique de l'émission "Groland", Jules-Edouard Moustic. Depuis septembre 2018, ce dernier n'apparaissait plus à l'écran mais son nom était resté mentionné comme auteur dans le générique de "Groland le Zapoï", émission diffusée le samedi soir sur Canal+.

L'humoriste et journaliste de radio, dont le vrai nom est Christian Borde, a expliqué son choix, mercredi, dans un entretien à Puremedias. Il dit avoir décidé, en juin 2018, de quitter l'émission, parce qu'il avait "perdu plusieurs potes" (dont Christophe Salengro, qui incarnait le président de Groland, disparu il y a un an), et par volonté de "profite(r) de la vie" et de se consacrer à sa webradio, I Have a Dream. "L'homme-tronc le plus célèbre du Groland va désormais se consacrer entièrement à ses activités radiophoniques et photographiques puisqu'il n'aime pas la pêche", précise Canal+.

Aucune brouille avec Bolloré

Jules-Edouard Moustic a démenti toute brouille avec Canal+ et Vincent Bolloré, l'actionnaire principal de sa maison-mère Vivendi, contrairement à ce qu'affirmait Le Canard enchaîné. Dans son édition parue mercredi, l'hebdomadaire relatait qu'il avait obtenu 300 000 euros après avoir traîné la chaîne aux prud'hommes.

"C'est faux de A à Z. Je suis parti de mon plein gré", a assuré l'intéressé, avançant qu'une procédure devant les prud'hommes était un "passage obligé" pour une telle séparation et que la somme évoquée par Le Canard était inexacte. "Vincent Bolloré nous a toujours foutu une paix royale à Groland, a-t-il insisté. On n'a jamais eu de censure, donc je ne vois pas pourquoi je partirais fâché, ce que je ne suis pas du tout."