Antoine de Caunes s'excuse après s'être moqué des "gamers" qui utilisent Twitch

Le présentateur de Canal+ avait critiqué, vendredi au cours de l'émission "Le Grand journal", les personnes qui se connectent à ce site spécialisé pour suivre des parties de jeux vidéos.

Le présentateur Antoine de Caunes sur le plateau du \"Grand journal\" de Canal+, à Paris, le 14 octobre 2013.
Le présentateur Antoine de Caunes sur le plateau du "Grand journal" de Canal+, à Paris, le 14 octobre 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Ses critiques ont donné des boutons aux fans de jeux vidéos. L'animateur a présenté ses excuses à ses "amis gamers", lundi 1er septembre, après une chronique et des moqueries dans le "Grand journal" de Canal+, vendredi 29 août, qui avaient suscité la colère de la communauté des "gamers".

Des moqueries qui ne passent pas

L'émission en question s'intéressait au rachat par Amazon de Twitch, le YouTube du jeu vidéo. La chroniqueuse Mathilde Serrel présentait ce site, où chaque mois 55 millions d'internautes se connectent pour suivre en direct les parties filmées par d'autres joueurs.

"Il y a donc des gens qui regardent d'autres gens en train de jouer, avait raillé Antoine de Caunes. Faut vraiment avoir rien d'autre à foutre de sa vie. (...) C'est une désolation totale ce que vous me racontez. (...) Je n'en veux pas de ce monde."

La colère des "gamers"

Après la diffusion de l'émission, les critiques ont fusé et une pétition a même été lancée pour réclamer des excuses de la part du présentateur, récoltant plus de 75 000 signatures. La colère des "gamers" a également donné lieu à un grand nombre de messages haineux, note Le Monde.fr.

Antoine de Caunes a d'abord tenté de désamorcer la polémique sur son compte Twitter, en se disant "désolé d'avoir froissé" "les gamers", avant d'évoquer l'incident à l'antenne lundi. La chroniqueuse Mathilde Serrel s'est dite "absolument désolée", affirmant que l'objectif était de dire que la culture du jeu vidéo est "excitante". "J'espère que l'incident est clos", a conclu Antoine de Caunes.