Hilarant et déjanté : le spectacle d'improvisation du clown Ludor Citrik, "confiné" derrière les portes d'un cinéma de Toulouse

Privé de scène et de public depuis trop longtemps, le comédien a investi le hall et la devanture de l'American Cosmograph, un cinéma d'art et d'essai dans le centre ville de la ville rose. 

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France Télévisions Rédaction Culture
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Le clown Ludor Citrik dans la vitrine du cinéma American Cosmograph à Toulouse  (France 3 Midi-Pyrénées)

Déjanté, grinçant et tendre, Cédric Paga, alias Ludo Citrik, est un drôle de clown qui pointe du doigt les aberrations de notre quotidien bouleversé par l'épidémie de Covid-19.

Enfermé dans la vitrine d'un cinéma d'art et d'essai de Toulouse ou déambulant sur un parking en format drive-in, il renouvelle sans cesse son personnage borderline et offre au public une bonne tranche de rigolade. "C'est burlesque et on a tellement besoin de ce côté décalé en ce moment", rapporte un spectateur. 

Toulouse: un clown en vitrine

Une invitation au bazar

Confiné pour de faux à l'intérieur du cinéma, Ludor Citrik harangue les promeneurs de la rue Montardy. Interpellés par ces nombreux appels au secours, les curieux se rassemblent peu à peu devant la vitrine pour découvrir un drôle d'oiseau coloré qui, une fois sorti de cage, propose une performance inattendue.

Puis il passe côté rue, postillonne à tout va, mange à même le sol, récupère des vieux mégots, fait des cabrioles, dans un périmètre respectant les distances de sécurité. Surtout, Ludor Citrik donne une vision presque philosophique de notre histoire commune."Il y a deux dangers qui menacent le monde, l'ordre et le désordre, donc je vais un peu m'occuper du désordre", raconte-t-il.

Clown transformiste

Artiste polymorphe, Cédric Paga pratique aussi bien la danse, le théâtre masqué, le buto, le cirque improvisé et la pensée agissante. "Moi je suis un clown qui se transforme beaucoup, je suis tous ceux que vous voulez que je sois", concède le comédien. Dans le public, on éclate souvent de rire des aventures du clown transgressif, il faut dire que ce personnage, un brin schizophrène, s'avère d'autant plus attachant en cette période de désert culturel. "Partager, rire, voir des sourires et de la spontanéité, ça fait plaisir et chaud au coeur", assure une spectatrice. 

Ludor Citrik se produit souvent de manière impromptue mais annonce généralement sa venue sur les réseaux sociaux. 

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