Le syndicat des professionnels du spectacle vivant estime à 590 millions les pertes du secteur sur trois mois

Le spectale vivant va perdre 590 millions d'euros, selon le Prodiss, syndicat de professionnels

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France Télévisions Rédaction Culture
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Le théâtre du Châtelet (9 décembre 2019) (GERMAIN HAZARD / DPPI MEDIA / AFP)

L'impact du coronavirus sur le spectacle vivant privé, en France, va se chiffrer à 590 millions d'euros de pertes de chiffre d'affaires et à 37.900 personnes concernées par un arrêt de leur activité, selon les estimations publiées vendredi par le Prodiss, syndicat de professionnels, qui portent sur la période du 1er mars au 31 mai.


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"Le secteur du spectacle vivant est en danger absolu", selon le Prodiss.
Nombre de spectacles, concerts, festivals ont été annulés en raison de l'épidémie. "Plus que jamais, pour éviter un état d'urgence économique et social pour le secteur du spectacle vivant privé, un soutien conséquent, à la hauteur de la détresse économique du secteur, doit être apporté", souligne Malika Seguineau, directrice générale de cet organe représentatif dans un communiqué. Et le report est une solution envisageable pour une partie des spectacles seulement, ajoute-t-elle

"Il s'agit non seulement de soutenir l'un des poumons des industries culturelles et créatives françaises, mais aussi la capacité de l'ensemble des acteurs du spectacle français à continuer, à l'avenir, d'exister et de créer, en France et sur la scène internationale", poursuit la dirigeante.

De nombreux emplois en jeu

L'emploi de nombreuses personnes est en jeu, souligne-t-elle par ailleurs : "37 900 personnes travaillant pour le spectacle vivant privé sont concernés par un arrêt de leur activité », notamment "environ 20 400 artistes et techniciens en CDD d'usage qui se retrouvent menacés".

"Le Prodiss estime que le dispositif de soutien décidé cette semaine par le ministère de la Culture "semble totalement décorrélé de la réalité". "Il est dérisoire, en termes de montant, au regard de la situation actuelle et des nécessités réelles de la filière", tacle le syndicat.

Le ministère de la Culture a annoncé, rappelle le Prodiss, "pour la filière musicale, la mise en place d'un fonds de soutien à destination des professionnels les plus fragilisés et doté par le Centre national de la musique (CNM) d'une première enveloppe de 10 millions d'euros (d'ores et déjà complétée par des financements externes à hauteur de 1,5 million d'euros) et de 5 millions d'euros pour le secteur du spectacle vivant hors musical, notamment le secteur du théâtre privé."

Le Prodiss rappelle que "producteurs et diffuseurs, salles de spectacles, festivals, cabarets et théâtres privés" ont déjà été fragilisés par les "attentats de 2015, blocages causés par les mouvements des gilets jaunes ou les grèves".



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