Viktoria Modesta, show-girl "bionique" à l'affiche du Crazy Horse

Le Crazy Horse accueille jusqu'au 16 juin une nouvelle tête d'affiche : la performeuse unijambiste britannique Viktoria Modesta. Habituée des scènes londoniennes, elle a fait de sa prothèse un accessoire assumé et artistique. 

La performeuse, danseuse et chanteuse Viktoria Modesta
La performeuse, danseuse et chanteuse Viktoria Modesta (PHILIPPE DE POULPIQUET / MAXPPP)

Après Dita Von Teese, Conchita Wurst ou le chorégraphe Philippe Decouflé, le Crazy Horse accueille, à partir du lundi 3 juin, une autre artiste au profil atypique. Viktoria Modesta est chanteuse, danseuse, performeuse et a la particularité d'être unijambiste. Cette Anglaise d'origine lettone a été amputée d'un tibia à sa demande à l'âge de 20 ans pour plus de confort et de mobilité car sa jambe avait subi une malformation de naissance. 

Andrée Deissenberg, directrice générale du Crazy Horse, refuse de réduire la perfomeuse à sa prothèse ou à une simple caution "diversité". Quand elle regarde Viktoria Modesta, elle ne voit pas une personne handicapée "mais plutôt une femme puissante qui n'est en rien diminuée".

Viktoria est un choc positif d’esthétisme, elle transcende largement sa prothèse. Pour moi, l’objectif est de faire rêver, de transcender, de changer la vision et le paradigme.Andrée Deissenberg, directrice générale du Crazy Horseà franceinfo

Viktoria Modesta se définit comme une femme moderne qui choisit ce qu'elle veut être et ne se donne aucune limite. La performeuse se considère "comme une artiste bionique" qui travaille avec des éléments artificiels qui prolongent son corps. Elle présente une performance et un personnage original "qui cherche à aller sur d'autres terrains, jouer de la musique ou encore faire des mouvements avec des extensions artificielles."

La performeuse, danseuse et chanteuse Viktoria Modesta
La performeuse, danseuse et chanteuse Viktoria Modesta (PHILIPPE DE POULPIQUET / MAXPPP)

Le spectacle de Viktoria Modesta sera présenté une trentaine de fois pendant deux semaines. Le Crazy Horse compte bien présenter une autre vision de la femme, de la sensualité et de la beauté.

Le reportage de Gilbert Chevalier
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