Mondial de breaking : découvrez les performances époustouflantes des gagnants Shigekix et Kastet

Le breaking, discipline de danse hip-hop qui tenait ce week-end à Salzbourg sa grande finale mondiale, a sacré un Japonais de 18 ans, Shigekix, et couronné pour la seconde fois la Russe Kastet. Regardez leurs remarquables performances. 

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France Télévisions Rédaction Culture
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Le jeune B-Boy japonais Shigekix, 18 ans, a remporté la finale mondiale masculine de breaking RedBull BC One à Salzbourg (Autriche) le 28 novembre 2020. (LITTLE SHAO / RED BULL CONTENT POOL / AFP)

Discipline cardinale de la culture hip-hop, qui devrait faire son entrée officielle aux Jeux Olympiques 2024, le breaking tenait ce week-end à Salzbourg sa grande finale mondiale avec un plateau de stars invitées, huit des meilleurs B-Boys et B-Girls (le nom des performeurs de breaking). La finale s'est déroulée dans le grand dôme en verre de RedBull, créateur de cette grande finale il y a seize ans. Des écrans géants étaient installés autour d'une scène circulaire appelée "cypher", sur lesquels apparaissaient les amis des danseurs en compétition, via une application de visiophonie, en lieu et place de la foule passionnée habituellement massée autour.

A tout juste 18 ans, le Japonais Shigekix a remporté sa première finale mondiale alors que la Russe Kastet, 22 ans, a conservé sa couronne après avoir livré des performances époustouflantes.

Le jeune B-Boy japonais Shigekix, 18 ans, a remporté la finale de breaking RedBull BC One à Salzbourg (Autriche), le 28 novembre 2020. (LITTLE SHAO / RED BULL CONTENT POOL / AFP)

Le Japonais Shigekix sacré à 18 ans

Chez les garçons, Shigekix a dominé en finale le Russe Alkolil, devenant le plus jeune breaker à être sacré. Il a su imposer son style pour convaincre les cinq membres du jury lors de l'ultime "battle".


La finale mettait aux prises les performeurs lors d'une série de "battles", sortes de questions-réponses entre deux adversaires qui dansaient principalement au sol des figures très codifiées, au rythme des "beats" lancés par des DJ.

Alors que de nombreuses compétitions de breaking ont été annulées cette année en raison de la crise sanitaire, la finale se tenait à huis-clos et sans public, une difficulté supplémentaire pour ces athlètes. "C'est important pour des danseurs comme nous d'avoir le bruit que fait le public parce qu'on tire notre énergie de ça à la base, une énergie qu'on exprime en dansant devant la foule", avait confié à l'AFP le danseur de 18 ans avant la compétition.

La Russe Kastet conserve son titre

Chez les filles, Kastet est devenue la première B-Girl à être sacrée deux fois, après avoir fait parler son charisme, sa technicité et sa créativité pour prendre l'ascendant sur la Belge Madmax.

"Au début j'étais déçue. Je voulais la foule autour de moi. J'aime qu'il y ait des gens quand je suis sur la scène, un public qui vous encourahe, genre Wouh!", avait témoigné Kastet avant la compétition, déplorant elle aussi l'absence du public.

La B-Girl russe Kastet, 22 ans, a conservé son titre (une première pour une femme), en remportant la finale mondiale RedBull BC One, à Salzbourg (Autriche), le 28 novembre 2020. (LITTLE SHAO / RED BULL CONTENT POOL / AFP)

Le breaking bientôt discipline olympique ?

Le breaking, connu du grand public sous le terme de breakdance, est un art de la culture hip-hop depuis les années 70 et a été retenu par le Comité international olympique (CIO) pour les Jeux de Paris en 2024. La décision officielle sera rendue en décembre.

Ce Mondial marque le début d'une nouvelle époque pour ces danseurs perçus auparavant comme des 'bad boys'.  "Ça a changé beaucoup de choses, particulièrement dans mon pays", se réjouit Shigekix. "Les gens ont compris ce qu'était vraiment le breaking, ils le perçoivent maintenant plus comme un sport majeur".

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