Coronavirus : le Conseil d'Etat rejette la demande de réouverture des discothèques

Les discothèques espéraient pouvoir rouvrir le 10 juillet, mais le gouvernement a invoqué un risque trop grand de dissémination du nouveau coronavirus.

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France Télévisions
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Une boite de nuit à Chaingy (Loiret), le 14 mai 2020. (MAXPPP)

Le retour sur la piste de danse ne sera pas pour maintenant. Le Conseil d'Etat a estimé lundi 13 juillet que la fermeture prolongée des discothèques n'était pas "disproportionnée". La judiridiction a rejeté un recours mené par le Syndicat national des discothèques et lieux de loisir (SNDLL). Les clubs espéraient pouvoir rouvrir le 10 juillet, même avec un simple service de bar, mais le gouvernement a invoqué un risque trop grand de dissémination du coronavirus.

"Eu égard au caractère clos des établissements en cause, à la nature d'activité physique de la danse ainsi qu'à la difficulté de garantir le port du masque ou le respect des règles de distanciation sociale dans un contexte festif, il n'apparaît pas" que l'interdiction d'exploitation "revêt (...) un caractère disproportionné", a justifié le Conseil d'Etat dans son avis.

"Une forme de défiance"

"On laisse les bars faire la discothèque mais on refuse aux discothèques le droit d'exploiter en bar", a déploré l'avocat Henri de Beauregard, qui représentait le Syndicat national des discothèques et lieux de loisir. "A l'heure ou l'on rouvre les stades, les salles d'entraînement aux sports de combat... Cette décision témoigne aussi d'une forme de défiance à l'endroit des discothèques", a-t-il estimé.

"La moitié des clubs vont disparaître", soit environ 800 discothèques, si une réouverture n'est décrétée qu'en septembre, a de son côté affirmé Matthieu Lebrun, porte-parole des gérants de discothèques de Normandie, venu manifester à proximité du ministère de la Santé à Paris. Selon le site du gouvernement, les discothèques pourraient rouvrir en septembre, sous réserve de conditions sanitaires favorables.

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