Cirques : ils s'insurgent contre l'interdiction des animaux sauvages dans les spectacles

Comme l'a annoncé fin septembre la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, l'activité de dressage de fauves devrait disparaître dans les cirques itinérants. Des dompteurs s'insurgent contre cette interdiction.

France 2

Roger Falck, dompteur du cirque la Piste aux étoiles, vit aux côtés de ses tigres et lions depuis qu'il a cinq ans. Au fil des années, il a appris à les apprivoiser. "Pour les associations animalistes, le fait d'avoir un animal en captivité, c'est de la maltraitance [...] Aujourd'hui, on présente la complicité qu'il peut y avoir entre l'homme et l'animal", défend-il. La loi qui interdirait les animaux sauvages dans les cirques remet en cause son mode de vie et son outil de travail.

Des affaires de violence révélées dans certains cirques

Les camions du cirque itinérant sont à l'arrêt depuis sept mois à cause du coronavirus. C'est une première pour la famille Falck, qui, depuis 1804, parcourt la France pour proposer ses spectacles. La famille l'affirme : jamais, dans son cirque, un animal n'a été maltraité. Mais les affaires de violence révélées dans d'autres cirques jettent le discrédit sur toute la profession. Selon les défenseurs de l'environnement, les animaux sauvages n'ont rien à faire en captivité. Roger Falck, lui, voit les choses autrement : "Ce sont des animaux de la faune sauvage, mais domestiqués."

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Un lion africain et un tigre sibérien dans un cirque en Chine (photo d'illustration). (NICOLAS ASFOURI / AFP)