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"The Handmaid's Tale : la Servante écarlate", reflet de nos sociétés ?

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France Télévisions

Alors que la saison 4 de "La Servante écarlate" a été annoncée, une dictature religieuse régnant sur les États-Unis y est toujours décrite. De quoi poser la question de la maternité dans la société d'aujourd'hui.

"The Handmaid's Tale : la Servante écarlate" va bien être de retour pour une quatrième saison. Adaptée du livre de Margaret Atwood, la série dépeint une société américaine dominée par une dictature religieuse. Dedans, les femmes fertiles sont réduites en esclavage. "Les femmes sont des ventres, à partir du moment où elles sont en âge de procréer, c'est ce à quoi elles servent à la société. C'est leur devenir. Celles qui ne peuvent pas procréer cherchent à devenir mères par d'autres moyens. On est sur cette idée que la maternité est le travail principal des femmes", précise Sarah Lécossais, maîtresse de conférences, université Paris 13.

Loin de la vraie vie ?

Le roman de Margaret Atwood et la série sont-ils finalement si éloignés que ça de la vraie vie ? "Il y a des injonctions très fortes avec cette idée que devenir mère ce serait s'accomplir en tant que femme et la maternité comme destin. Des sociologues aujourd'hui parlent de normes procréatives. Avoir une enfant pour une femme est une norme, et d'ailleurs, les femmes qui choisissent de ne pas avoir d'enfants sont constamment en train de se justifier", avance la professeure.
Le désir d'enfant peut-il être lié à la société ? "La difficulté avec les normes et injonctions, c'est qu'on les intériorise. A partir du moment où on élève des enfants et petites, filles en les faisant jouer à la maman… ce sont des choses qui sont dans notre culture et éducation", termine Sarah Lécossais.

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