Disney se restructure pour renforcer ses services de vidéo à la demande Disney+, Hulu et ESPN

Disney, encouragée par le succès du streaming, a annoncé le 12 octobre une vaste réorganisation de ses divisions médias et divertissements.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Une vue extérieure des studios Disney à Los Angeles. (IMAGE PRESS AGENCY / NURPHOTO)

Cette nouvelle structure vise à mettre l'accent sur les plateformes de streaming du groupe, Disney+, Hulu, ESPN+ et le futur service Star. Les activités de distribution et de commercialisation de contenus créés pour le streaming mais aussi pour le cinéma seront ainsi regroupées. Une annonce qui intervient peu après l'intervention d'un investisseur, qui a appelé Disney à suspendre le versement de dividendes à ses actionnaires pour améliorer, via l'argent économisé, ses plateformes de vidéo à la demande.

Séparer la création de la distribution

Cette nouvelle division sera dirigée par Kareem Daniel, jusqu'à présent responsable chez Disney des produits de consommation, des jeux et de l'édition. La création des contenus sera divisée en trois groupes distincts - les studios d'animation et de cinéma, les contenus créés pour la télévision et les plateformes de streaming comme les séries et les documentaires, et les sports.

"Nos équipes créatives se concentreront sur ce qu'elles font de mieux - créer un contenu de première qualité (...) tandis que notre nouvelle équipe de distribution se concentrera sur la livraison et la monétisation de ce contenu de la manière la plus optimale sur toutes les plateformes, y compris Disney+, Hulu, ESPN+ et le prochain service de streaming international Star", a souligné le directeur général du groupe, Bob Chapek, dans un communiqué.

Cettre transformation n'est pas une réponse à la pandémie, qui a vu flamber l'utilisation du streaming par des internautes confinés (l'ensemble des plateformes de Disney comptaient fin juillet 100 millions d'abonnés payants) et fermer de nombreuses salles de cinéma, a assuré M. Chapek dans une interview à la chaîne CNBC. Mais le virus "a accéléré le rythme auquel nous faisons cette transition".

Le groupe, a relevé le responsable, veut surtout séparer les créatifs des gens qui décident si les contenus sont mieux adaptés au cinéma, à la télévision ou aux plateformes. La division dédiée aux parcs d'attraction, aux croisières et aux produits conserve quant à elle la même structure.

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