Corruption pour entrer à l'université : l'actrice Felicity Huffman condamnée à deux semaines de prison

Celle qui incarnait Lynette Scavo dans la série "Desperate Housewives" avait payé 15 000 dollars pour falsifier les tests d'entrée à l'université de sa fille aînée.

L\'actrice Felicity Huffman arrive avec son mari William H. Macy au tribunal de Boston (Etats-Unis), le 13 septembre 2019. 
L'actrice Felicity Huffman arrive avec son mari William H. Macy au tribunal de Boston (Etats-Unis), le 13 septembre 2019.  (JOSEPH PREZIOSO / AFP)

L'actrice américaine Felicity Huffman a été condamnée, vendredi 13 septembre, à deux semaines de prison pour avoir payé 15 000 dollars afin de falsifier les tests d'entrée à l'université de sa fille aînée, dans le cadre d'un vaste scandale de corruption

L'actrice de 56 ans, devenue mondialement célèbre pour son rôle dans la série télévisée Desperate Housewives, avait plaidé coupable en mai : elle avait admis avoir versé cette somme au responsable d'une société spécialisée dans la préparation aux tests SAT d'entrée dans les universités américaines, pour que les résultats de sa fille aînée soient améliorés.

Felicity Huffman est la première, sur la trentaine de parents inculpés dans cette affaire, à connaître sa peine. L'audience de vendredi était considérée comme un premier test de la sévérité que montrerait la justice face à des accusés blancs et fortunés.

250 heures de travaux d'intérêt général 

Le procureur fédéral de Boston avait demandé à la juge Indira Talwani une peine d'un mois de prison, faisant notamment valoir que de riches parents ne pouvaient pas impunément corrompre le système d'admissions. Les avocats de l'actrice avaient eux plaidé contre la prison, proposant un an de liberté conditionnelle, des travaux d'intérêt général et une amende de 20 000 dollars.

La juge Indira Talwani a tranché pour une brève incarcération, assortie de 30 000 dollars d'amende et de 250 heures de travaux d'intérêt général, ce qui permettra selon elle à l'actrice de "reconstruire sa vie".

Au total, cinquante personnes ont été poursuivies dans ce dossier de corruption, dont une trentaine de parents, pour certains patrons d'entreprises ou avocats. Ils sont accusés d'avoir payé des sommes allant jusqu'à 6,5 millions de dollars pour faciliter l'entrée de leurs enfants dans de prestigieuses universités.