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Delarue, un client "très pressé", selon son dealer

Le fournisseur de cocaïne de l'ancien animateur a décrit son client devant le tribunal de Nanterre, mardi.

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France Télévisions
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Jean-Luc Delarue, lors d'une rencontre avec des lycéens sur les risques des drogues, à Quimper (Finistère), le 24 février 2011. (FRED TANNEAU / AFP)

Jean-Luc Delarue, malade d'un cancer, n'a pas encore comparu, mais ses fournisseurs oui. Cinq trafiquants de cocaïne âgés de 24 à 29 ans et une jeune femme sont jugés au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) jusqu'au 6 juillet. L'occasion pour la cour de découvrir quel type de client était l'animateur de télévision. Farès Boughediri, présenté par Le Monde, mardi 3 juillet, comme "l'organisateur de ce commerce de cocaïne", a décrit un client pas comme les autres.

"Célèbre et riche, Delarue consacre jusqu'à près de 8 000 euros par mois à son addiction pour la cocaïne", rappelle le quotidien du soir. Il était d'ailleurs prêt à payer le prix fort : 90 euros le gramme, soit environ 30 euros au-dessus du tarif habituel. "Le prix de son impatience", a expliqué Farès Boughediri. "Il était très pressé", a expliqué le dealer au tribunal, ajoutant qu'il lui fallait parfois "tout abandonner" pour satisfaire son prestigieux client au risque de "délaisser les autres".

Six mois à deux ans de prison ferme requis

Une galeriste qui a servi d'intermédiaire a confirmé à la cour ces informations. Elle a raconté qu'une fois la commande passée par texto, "la livraison devait se faire dans les deux ou trois heures", selon Le Monde. Un délai pendant lequel "Jean-Luc Delarue s'impatientait, multipliant l'envoi des textos pour s'inquiéter de la livraison et de la qualité du produit"

Des peines de prison de six mois à deux ans ferme et de fortes amendes ont été requises contre les cinq hommes soupçonnés d'avoir participé à ce trafic digne d'un "séminaire HEC", selon l'avocat général. Ce dernier a en effet décrit un réseau "extrêmement bien huilé avec des techniques extrêmement bien pensées". Une peine de quinze mois de prison avec sursis et une amende de 15 000 euros ont été requises contre la galeriste, qualifiée de "cheville ouvrière de ce réseau".

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