Seine-et-Marne : six personnes mises en examen pour avoir planifié de cambrioler le château de Fontainebleau

Les suspects ont été interpellés dans la nuit du 27 au 28 décembre dernier, alors qu'ils se préparaient à cambrioler le château de Fontainebleau en Seine-et-Marne.

Le château de Fontainebleau en Seine-et-Marne, le 1er décembre 2013. Illustration.
Le château de Fontainebleau en Seine-et-Marne, le 1er décembre 2013. Illustration. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Six personnes, cinq Espagnols et un Chinois, ont été mises en examen le 31 décembre 2019 pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime et vols en bande organisée, a appris franceinfo vendredi 3 janvier. Ils ont été placés en détention provisoire.

Le groupe de six suspects, âgés de 30 à 45 ans, a d'abord été repéré par la police judiciaire de Madrid, qui a prévenu les autorités françaises le 24 décembre. Les enquêteurs ont alors localisé alors les suspects dans un hôtel de Nemours et les ont pris en filature. Ils ont dérobé deux véhicules et se sont rendus au château de Fontainebleau pour faire des repérages. Leur interpellation a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 décembre dernier, sur le parking de leur hôtel. "Lorsqu’ils ont été interpellés, nous avons pu découvrir un certain nombre d’éléments, explique le colonel Didier Berger qui dirige l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC), notamment des gants, des cagoules, des vêtements sombres et même une pioche qui allait leur permettre de passer à l’acte."

Des œuvres d'art d'une grande valeur culturelle

Ce sont les œuvres d'art du Musée chinois de l'impératrice Eugénie, au sein du château de Fontainebleau, qui intéressaient les six suspects. "On a pu découvrir des photos qui nous permettaient de confirmer qu’ils allaient dérober des objets d’art d’origine asiatique en exposition dans le musée", explique le colonel Didier Berger. Les objets convoités représentaient plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de milliers d’euros, selon l'OCBC. Ils sont en outre d'une grande valeur culturelle.

Les enquêteurs cherchent désormais à identifier le commanditaire de ce vol évité de justesse. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris des chefs de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime, vol et recel en bande organisée.

En 2015, des cambrioleurs étaient repartis de ce même musée avec une vingtaine d'objets précieux, qui n'ont jamais été retrouvés.