Pérou : 20 statuettes précolombiennes découvertes à Chan Chan

Vingt statues en bois vieilles de 800 ans ont été découvertes dans la cité antique de Chan Chan, le plus grand site précolombien d'Amérique, ont annoncé lundi des archéologues et la ministre péruvienne de la Culture, Patricia Balbuena.

20 statuettes de bois découvertes sur le site précolombien de Chan Chan, au Pérou
20 statuettes de bois découvertes sur le site précolombien de Chan Chan, au Pérou (Cris Bouroncle / AFP)
Vingt statuettes en bois de 70 cm, toutes en bon état de conservation sauf une, ont été mises au jour à Chan Chan, l'ancienne capitale de l'empire Chimu, situé près de la ville moderne de Trujillo, à 570 km au nord de Lima.
 
Les sculptures étaient alignées dans des niches creusées dans le mur d'un couloir décoré de bas-reliefs de terre, dans un édifice datant d'un millier d'années.
 
Le couloir où elles ont été repérées n'a été découvert qu'en juin dans le palais du Grand Chimu, un des dix palais fortifiés de la ville, visitée chaque année par des milliers de touristes du monde entier.
Une statuette de bois à Chan Chan (Pérou, 22 octobre 2018)
Une statuette de bois à Chan Chan (Pérou, 22 octobre 2018) (Martin Mejia / AP / SIPA)

Des figures noires avec un masque beige

"C'est une découverte importante en raison de son ancienneté et de la qualité de la décoration", s'est félicitée la ministre de la Culture, en visite sur place.
 
Les statues, découvertes en septembre, sont noires avec un masque de couleur beige. Elle "seraient les plus vieilles sculptures connues à ce jour à Chan Chan", a précisé l'archéologue Arturo Paredes, qui dirige les fouilles.
 
L'empire Chimu a connu son apogée entre 900 et 1450 sur la côte nord du Pérou. A l'époque, Chan Chan, qui signifie "soleil resplendissant", comptait 30.000 habitants. La cité comptait alors dix citadelles dans son centre de six kilomètres carrés. Au total, la ville, construite en briques d'adobe, s'étendait sur 20 kilomètres carrés.
 
La cité de Chan Chan a été inscrite au Patrimoine de l'humanité en 1986 par l'Unesco. Plus de 500 personnes, dont 50 archéologues, travaillent sur le site dans divers projets de recherches.