Les secrets de longévité du Domaine de Chantilly

Le Domaine de Chantilly, ses jardins, son canal et ses bassins. Légués par le duc d'Aumale en 1886, les parcs sont restés inchangés grâce aux travaux de restauration et d'entretien. Un havre de paix figé dans le temps.

Le Domaine de Chantilly
Le Domaine de Chantilly (Louis Lourdel / Photononstop / AFP)

Le Château de Chantilly, un symbole de majesté à la française. Au delà du monument réalisé par l'architecte Honoré Daumet, le domaine est entouré 115 hectares de parcs et jardins. 

Reportage : C. De La Baume / V. Piffeteau / C. Malin / I. Tartakovsky

Jardin à la française

Imaginé par André Le Nôtre durant le 17e siècle, il est un modèle de symétrie et d'harmonie. Les allées rectilignes du jardin sont ornées de 15 bassins, un parterre scintillant, entre ciel et terre.
Les jardins à la française de Chantilly
Les jardins à la française de Chantilly (France 2)
Jardin à l'anglaise
Moins académique que le jardin à la française, le jardin anglais laisse apparaître une nature plus sauvage. Dessiné en 1817 par l'architecte Pierre Dubois, il mélange certains éléments apportés par Le Nôtre, comme les Fontaines de Beauvais  
Jardin anglais de Chantilly
Jardin anglais de Chantilly (France 2)

Le jardin du hameau

Créé en 1794, le hameau de Chantilly comportait sept maisons rustiques destinées aux loisirs. Aujourd'hui, cinq de ces bâtisses ont été conservées.
Les jardins du hameau de Chantilly
Les jardins du hameau de Chantilly (France 2)

Des plans en héritage 

En 1886, veuf et sans descendance, le Duc d'Aumale lègue son domaine à l'Institut de France. Dans ses volontés, il demande expressément de conserver le caractère des parcs, canaux et rivières.
Grâce aux plans historiques conservés dans la bibliothèque du château, les jardins sont restaurés à l'identique depuis la fin du 19e siècle.

Les plans du domaine légués par le duc d\'Aumale
Les plans du domaine légués par le duc d'Aumale (France 2)

Le côut de l'entretien

Une vingtaine de jardiniers est en charge de l'entretien du site contre 400 au 17e siècle. Une prouesse réalisable grâce aux 10.000 euros investis dans du matériel de pointe. 
Pour rester fidèle aux jardins laissés par le duc d'Aumale, 180.000 euros sont dépensés chaque année. Une somme nécessaire pour que cet écrin de verdure traverse les siècles.