Mettre en valeur les femmes : les "Journées du matrimoine" se tiennent ce week-end en écho aux Journées du patrimoine

Cet événement dont le slogan est cette année "On n'est pas que des muses", a pour but de "mettre en valeur l'héritage des femmes".

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France Télévisions Rédaction Culture
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Portrait de Louise Farrenc (1804-1875), pianiste, compositrice et professeur francaise. Gravure de 1855.  (BLANCHETTI / LEEMAGE VIA AFP)

La pianiste et compositrice Louise Farrenc, la romancière Marguerite Audoux, l'autrice-compositrice et interprète Colette Magny, la journaliste et autrice féministe Hubertine Auclert... Ces femmes des arts et de la culture, méconnues ou oubliées du grand public, sont au programme de la 5e édition des "Journées du matrimoine", qui se tient les 19 et 20 septembre en écho aux Journées du patrimoine.

Lancé en 2015 par l'association HF Ile-de-France, cet événement a pour but de "mettre en valeur l'héritage des femmes" pour "gommer les inégalités entre les femmes et les hommes dans les arts et la culture".

Nombreuses manifestations à Paris et en régions

Dans la capitale, les deux journées seront marquées par une série de manifestations gratuites dans des musées, à la cinémathèque de Paris ou dans des lieux culturels. Des spectacles, expositions, concerts, visites guidées, conférences ou lectures sont également prévus en Normandie, en région Auvergne-Rhône-Alpes ou dans les Hauts-de-France.

En raison des restrictions sanitaires liées au Covid-19, il est toutefois conseillé de se renseigner et de réserver au préalable sur le site lematrimoine.fr, où figure un programme complet.

Cette 5e édition a pour slogan "On n'est pas que des muses". Plusieurs compositrices seront à l'honneur avec des concerts en hommage à la pianiste Louise Farrenc (1804-1875) ou la chanteuse Colette Magny (1926-1997).

Parmi les autres événements, une visite guidée retracera à Paris l'oeuvre de l'architecte Renée Bocsaniy-Bodecher (1904-1973), et des lectures et spectacles revisiteront les ouvrages de la romancière Marguerite Audoux (1863-1937), les poèmes de Renée Vivien (1877-1909), ou les récits de vie de la journaliste Hubertine Auclert (1848-1914).

Offrir aux jeunes d'autres modèles d'identification 

"Revaloriser l'héritage artistique des créatrices, c'est aussi permettre aux jeunes générations de grandir avec d'autres modèles d'identification", fait valoir une porte-parole de cette association.

Si les femmes sont souvent majoritaires dans les écoles de cinéma, d'architecture, de danse ou les conservatoires de musique, elles sont encore très minoritaires à la direction d'agences d'architecture, de Scènes de musiques actuelles, et de Centres chorégraphiques ou dramatiques nationaux.

Dans l'espace public, elles sont également moins visibles. Par exemple à Paris, où seuls 12% des rues, espaces verts et équipements de la Ville portent le nom d'une femme. 

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