Notre-Dame : "Je vois mal la flèche faisant l'objet d'une innovation", affirme un descendant de Viollet-le-Duc

Pour Jean-Marie Henriquet, il faut reconstruire la flèche de la cathédrale à l'identique, mais peut-être utiliser des matériaux plus récents et plus résisants.

La flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, juste avant qu\'elle ne s\'effondre, le 15 avril 2019.
La flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, juste avant qu'elle ne s'effondre, le 15 avril 2019. (EDOUARD MAGRINO / AFP)

"Je vois mal la flèche faisant l'objet d'une innovation", affirme jeudi 18 avril sur franceinfo Jean-Marie Henriquet. Il s'agit de l'arrière-arrière-petit-fils d'Eugène Viollet-le-Duc, l'architecte à qui l'on doit la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, détruite par le feu lundi 15 avril.

"Peut-être qu'on peut construire une flèche aussi réussie avec des matériaux qui pèseront moins lourd et qui seront tout aussi résistants", propose celui qui suit de très près le "concours international d'architecture", promis par le Premier ministre pour cadrer la reconstruction de la flèche.

C'est un monument inscrit dans le temps. Je ne vois pas construire une flèche qui n'aurait rien à voir avec celle qui a été construite.Jean-Marie Henriquetà franceinfo

"Compte tenu de la personnalité de Viollet-le-Duc, qui était très à la recherche et très ouvert sur les nouvelles techniques, je pense que, sans parler pour lui, il aurait été très favorable à des techniques qui assurent à la fois une solidité, une esthétique, une préservation contre les intempéries, le feu...", détaille Jean-Marie Henriquet.

"Je ne suis pas architecte, mais il existe des matériaux qui doivent pouvoir permettre de réaliser une flèche comme celle-là dans des conditions qui soient plus satisfaisantes et plus adaptées à notre temps. Peut-être qu'on peut construire une flèche aussi réussie avec des matériaux qui pèseront moins lourd et qui seront tout aussi résistants", avance ce retraité de 76 ans.