Notre-Dame de Paris : un "bâchage provisoire" et des "capteurs" de mouvement installés sous les voûtes ce mardi

L'architecte Charlotte Hubert, porte-parole de l'équipe de reconstruction de la Notre-Dame de Paris, a expliqué, mardi sur France Bleu, que cette solution est provisoire "dans l'attente du grand parapluie qui va être installé".

La rosette de la cathédrale Notre-Dame de Paris à Paris, le 22 avril 2019, est recouverte d\'un matériau de protection, sept jours après l\'incendie qui a ravagé la cathédrale.
La rosette de la cathédrale Notre-Dame de Paris à Paris, le 22 avril 2019, est recouverte d'un matériau de protection, sept jours après l'incendie qui a ravagé la cathédrale. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Pour se protéger des pluies annoncées pour mercredi, un "bâchage provisoire" va être installé, mardi 23 avril et "sera fini dans la semaine", sur Notre-Dame de Paris, a annoncé sur France Bleu Charlotte Hubert. L'architecte en chef des monuments historiques et porte-parole de l'équipe de reconstruction de la cathédrale a expliqué que "les voûtes ne sont pas faites de toute façon à l'origine pour recevoir la pluie".

C'est assez difficile de juger si ces voûtes sont en état de stabilité comme ça à l'œil.Charlotte Hubertà France Bleu

Cette installation provisoire "va être posé dans l'attente du grand parapluie qui va être installé, mais qui prendra quelques semaines, voire des mois pour être reconstruit", a précisé Charlotte Hubert. Par ailleurs, la porte-parole de la reconstruction a annoncé que "les voûtes hautes vont être équipées de capteurs à partir de ce mardi, et ce sera fini demain. De manière assez simple, elles sonneront dès qu'il y aura un mouvement".

"Les voûtes ont été très fragilisées. Il faut toujours se rappeler qu'un incendie, c'est le feu qui dévaste, qui abîme, mais également l'eau. L'eau dans les conditions d'un incendie. Les pompiers de Paris ont fait un travail formidable. Ils n'ont pas eu le choix, mais ils ont chargé en eau énormément pour refroidir l'édifice et donc les voûtes ont pris des quantités d'eaux incroyables et sont fragilisées par le feu et l'eau", a expliqué Charlotte Hubert.