Incendie à Notre-Dame : la police scientifique commence ses prélèvements, le fonctionnement de l'alarme en question

Les enquêteurs cherchent à savoir si une erreur a été commise après le déclenchement de la première alarme incendie.

Des ouvriers installent une bâche de protection sur le toit de Notre-Dame de Paris le 23 avril 2019.
Des ouvriers installent une bâche de protection sur le toit de Notre-Dame de Paris le 23 avril 2019. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Une semaine et demie après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, l’enquête s’oriente toujours vers la piste accidentelle. La police scientifique commence ses prélèvements et ses constatations jeudi 25 avril. Mercredi, l'entreprise Le Bras Frères, qui montait l'échafaudage autour de la flèche, a confirmé que des mégots avaient été laissés par plusieurs ouvriers du chantier, mais l'entreprise a exclu que ces cigarettes soient à l'origine du sinistre. Les enquêteurs cherchent à savoir si une erreur a été commise après le déclenchement de la première alarme incendie.

À 18h20, un agent de surveillance est alerté par le PC sécurité, il doit faire une levée de doute comme le veut la procédure. On ne sait pas si on lui a indiqué le mauvais endroit ou s'il a mal compris mais il ne constate en tous cas aucun départ de feu.

La seconde alarme ne se déclenche que 23 minutes après

23 minutes plus tard la seconde alarme s'enclenche. Ce même agent se rend au niveau de la charpente et cette fois et découvre des flammes de cinq à six mètres de hauteur. Des câbles couraient sous cette toiture pour alimenter trois cloches électrifiées qui étaient installées dans la flèche de la cathédrale. Un court-circuit sur cette installation électrique a-t-il provoqué l'incendie ? C'est l'une des pistes examinée par les enquêteurs.

À partir de jeudi matin, les enquêteurs de l'identité judiciaire, de la brigade criminelle et les experts du laboratoire central de la préfecture de police de Paris doivent commencer leurs prélèvements et constatations.