Un an après son ouverture, le musée de l'Aéropostale de Toulouse enrichit sa collection

L'Envol des Pionniers, le musée toulousain consacré à l'aventure de l'aéropostale, fête dimanche son premier anniversaire et inaugure au passage de nouvelles attractions.

Le musée \"L\'envol des pionniers\" a ouvert ses portes en décembre 2018 sur le site de Montaudran, à Toulouse.
Le musée "L'envol des pionniers" a ouvert ses portes en décembre 2018 sur le site de Montaudran, à Toulouse. (XAVIER DE FENOYL / MAXPPP)

Un an après son ouverture, le musée L'Envol des pionniers, à Toulouse, a déjà accueilli 40 000 visiteurs. Situé sur le site de Montaudran, il retrace l'histoire de l'Aéropostale et de ses pilotes aux noms mythiques comme Jean Mermoz ou Antoine de Saint-Exupéry. A partir de la fin des années 1920, les avions de l'aéropostale s'envolaient de Toulouse pour livrer le courrier en Amérique du sud ou en Afrique.

Pour fêter son premier anniversaire, L'Envol des pionniers dévoile deux nouvelles attractions. La première, c'est un wagon rouge vif du tri postal des années 1930, à l'intérieur duquel on retrouve les casiers de tri et l'ambiance sonore du train. "Les ambulants ont été créés pour avancer le tri du courrier pendant le trajet. On passait une partie de la journée en bout de ligne et ensuite on remontait sur Paris, et on travaillait deux nuits sur quatre", se souvient Michel Padilla, qui a été facteur ambulant à bord de ce train sur la ligne Paris-Toulouse Cerbère.

Dans la peau d'un pilote de Breguet XIV

L'estafette Latécoère, qui attendait en gare Matabiau, apportait ensuite le courrier trié en bord de piste au Breguet 14, qui décollait vers Barcelone, puis l'Amérique du Sud. Un simulateur de vol imitant cet avion mythique qui servait aux vols aéropostaux vient d'être installé au sein de L'Envol des pionniers. Le visiteur peut s'essayer au pilotage et se faire un aperçu des difficultés que pouvaient rencontrer les pilotes de l'Aéropostale. Il fallait naviguer à vue et faire face aux trous d'air, aux montagnes et à la nébulosité, rappelle Eugène Bellet, de l'association Breguet XIV : "Quand on est noyé dans un nuage, s'il y a une montagne en face, on ne la voit pas (...) Deux fois, en Espagne, des pilotes ont été éjectés. Une autre fois, c'est un passager qui a été éjecté", raconte-t-il.

Piloter ce Breguet XIV à bord du simulateur apporte des émotions garanties, avec le paysage qui défile, les trous d'air, le vent. Fabrice Cruz, chef d’escale à L’envol des pionniers rappelle l'histoire de cet avion de reconnaissance, parfois bombardier, et "qui n'était pas du tout destiné à faire du transport" à la base. "On l'a récupéré des surplus militaires, donné gracieusement, et il s'avère qu'à l'usage ce Breguet était tellement fiable que Monsieur Latécoère va même en fabriquer ici et qu'ils vont encore être en activité quand Air France va naître en 1933", raconte-t-il.

A l'occasion de son 1er anniversaire, L'Envol des pionniers sera ouvert et en accès libre dimanche 22 décembre. Et s'il vous reste un peu de temps, vous pouvez aussi visiter l'exposition sur l'histoire de l'aviation et de l'Aéropostale dans la Ville rose. Elle s'attarde évidemment sur les pionniers, Mermoz, Saint-Exupéry, Guillaumet, Didier Daurat ou Latécoère.