Paris : mystère après la disparition de deux canons allemands et de plusieurs objets aux Invalides

Le musée de l'Armée a constaté ces disparitions en menant des inventaires. Il a déposé plainte le 8 juillet dernier pour "vol de biens culturels".

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La cour des Invalides à Paris. Photo d'illustration. (TOBIAS KLOOS / EYEEM / GETTY IMAGES)

C'est une disparition pour le moins inhabituelle : deux canons allemands Krupp, datant du 19e siècle, mesurant 1,20 mètres de long et d'une centaine de kilos chacun, se sont comme volatilisés.

Entreposés depuis 1965 dans une cour interdite au public, pourtant, en 2015, lors d'un inventaire fait par le musée, ces deux pièces manquent à l'appel. "Il ne s'agit absolument pas d'un vol, assure Ariane James-Sarazzin, directrice adjointe du musée de l'Armée. Nous sommes tenus par la loi de signaler leur absence afin que les services de police puissent éventuellement les identifier."

Qualifiés de "non-vus" par le musée

Depuis quand ont-ils disparu ? Le musée n'en a pas la moindre idée. Une plainte pour "vol d'objets culturels" a été déposée le 8 juillet 2022 à la suite d'une opération de "récolement", c'est-à-dire un inventaire. Depuis 2004, l'opération est obligatoire et doit être renouvelée tous les 10 ans. Pour autant, le musée ne soupçonne pas de vol, mais des "déplacements de biens" sans qu'ils en soient informés. "Dans la mesure où les personnes dans les administrations changent, il est fort à parier que ces canons n'ont pas disparu, mais qu'ils ont été déplacés sans que le musée de l'Armée n'ait été informé", précise Ariane James-Sarazzin, archiviste et conservatrice générale du Patrimoine. Les deux canons allemands ont ainsi été qualifiés de "non-vus" par le musée.

Et ça n'est pas un cas isolé. Lors d'un inventaire, en 2021, huit objets ont disparus des services du gouverneur militaire de Paris. Il s'agit de peintures, d'une pendule et d'une médaille qui se trouvaient - aux dernières nouvelles - dans la résidence privée du gouverneur militaire de Paris. Ces biens, déposés entre 1944 et 1970, étaient prêtés pour qu'ils soient vus, mais dont on peut perdre la trace.

Le musée des Armées, qui compte 500 000 pièces dans sa collection, souligne que ces disparitions restent extrêmement rares.

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