Noëlla Rouget, la résistante française qui a fait gracier son bourreau, est morte à l'âge de 100 ans

Dans les années 1960, Noëlla Rouget s'est battue pour faire gracier Jacques Vasseur, le responsable de sa déportation et de l'exécution de son fiancé.

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La résistante Noëlla Rouget  reçoit la légion d'honneur dans la résidence du consul de France à Genève, en Suisse, le 7 février 2020. (GREGORY YETCHMENIZA / LE DAUPHINE / MAXPPP)

Noëlla Rouget, résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, est morte dimanche 22 novembre à Genève, en Suisse, à l'âge de 100 ans. Le président de la République salue, dans un communiqué, "une partisane de la liberté qui donna aux valeurs de fraternité et de pardon leur incarnation la plus haute. Il adresse à sa famille et ses proches ses condoléances émues."

Noëlla Rouget s'est battue pour faire gracier celui qui a entraîné sa déportation et l'exécution de son fiancé. En juin 1943, le couple est dénoncé et arrêté. Adrien Tigeot est torturé puis fusillé dans les jours suivants. Noëlla Peaudeau, elle, est déportée à Ravensbrück. Elle reste 14 mois dans ce camp surnommé "l'enfer des femmes".

Contre la peine capitale

Vingt ans après la fin de la guerre, Jacques Vasseur, ce Français responsable de plus de 310 déportations (dont 230 personnes ne sont jamais revenues) en seulement deux ans, passe devant la justice. C’est à lui que la jeune résistante doit son arrestation, sa déportation, la torture et la mort d'Adrien Tigeot.

Parce qu’elle est contre la peine capitale, contre l’esprit de vengeance, seule parmi 200 témoins, elle appelle le général de Gaulle à commuer la peine de mort en peine de prison à vie. Ce qu'elle obtient en 1966.

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