Deux cabinets japonais restitués au château de Chantilly, 45 ans après avoir été volés

Ces précieux meubles, collection du Duc d’Aumale, ont été retrouvés grâce à une vente aux enchères. Ils avaient été volés en 1975 et n’avaient jamais été revus.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Volés en 1975, les deux cabinets japonais de la collection du Duc d'Aumale ont rejoint le domaine de Chantilly  (J. Guery / France Télévisions)

Ils avaient été dérobés en 1975 et n’avaient depuis jamais réapparu. Mais le 26 avril dernier, les conservateurs du musée Condé du château de Chantilly découvrent avec stupéfaction dans un catalogue d’une vente aux enchères les deux cabinets japonais. Ils ont aujourd’hui rejoint les salles du château.

Deux cabinets jaonais volés en 1975 rejoignent les collections du château de Chantilly

Une preuve irréfutable 

"On a vu passer sur le site Interencheres, il y a deux semaines, une vente de deux cabinets en laque dans le nord de la Somme", raconte Nicole Garnier, conservateur général du patrimoine et responsable des collections du musée Condé. Les meubles sont présentés avec une étiquette qui indique Maison d’Orléans. Un détail précieux qui prouve que les deux œuvres sont bien issues de la collection du Duc d’Aumale, cinquième fils du roi Louis Philippe. Des objets dont on suit la trace dans les inventaires du château de Chantilly dès 1830.

"Ils étaient au palais Bourbon, dans la résidence parisienne des princes de Condé qui possédaient le domaine de Chantilly au 17 et 18e siècle. Ces objets ont ensuite transité du palais Bourbon à Chantilly. Puis de Chantilly à la résidence d’exil du Duc d’Aumale en Angleterre à Twickenham. Puis ensuite, ils sont revenus à Chantilly", explique Nicole Garnier, jusqu’à ce qu’ils soient volés l’été 1975.   

Un cambriolage de professionnels 

Dans la nuit du 12 au 13 août 1975, des voleurs s’emparent des deux cabinets en laque qui étaient exposés dans la Maison de Sylvie, une annexe du château. Un cambriolage bien orchestré comme l’atteste le rapport du conservateur de l’époque : "Des cambrioleurs sont entrés par la parc de Sylvie. Ils ont alors découpé au vilebrequin la partie inférieure d’une des portes de la salle Bourbon, de manière à ne pas déclencher le système d’alarme". Où étaient ces précieuses meubles ces 45 dernières années ? Une enquête en cours. Le dernier propriétaire est un antiquaire de Rouen qui est à l’origine de la vente aux enchères. Il a accepté de restituer gratuitement les pièces au château de Chantilly.

Dès la réouverture du musée, le 19 mai prochain, les deux cabinets seront les stars de "La fabrique de l’extravagance : porcelaines de Meissen et de Chantilly". Une exposition centrée sur les collections asiatiques du prince de Condé.  

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