Archéologie : une œuvre figurative du Paléolithique découverte lors de fouilles près de la gare d'Angoulême

Il s'agit d'un galet en grès qui présente des gravures d'herbivores.

La gravure la plus visible est celle d\'un cheval acéphale qui occupe la moitié de la surface.
La gravure la plus visible est celle d'un cheval acéphale qui occupe la moitié de la surface. (© DENIS GLIKSMAN)

Une œuvre figurative datant du Paléolithique (12 000 ans avant J.C) a été découverte récemment lors de fouilles réalisées près de la gare d'Angoulême (Charente), a annoncé le ministère de la Culture mercredi 5 juin.

Il s'agit d'une œuvre représentant cinq herbivores sur un bloc de grès, témoignage unique de l'art naturaliste azilien. C'est trois jours avant la fin de fouilles, réalisées par une équipe d'archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, l'Inrap, que le bloc de grès a été exhumé.

La gravure la plus visible est celle d\'un cheval acéphale, dont on observe ici les pattes.
La gravure la plus visible est celle d'un cheval acéphale, dont on observe ici les pattes. (© DENIS GLIKSMAN)

Sur ce bloc, figurent un cheval et quatre autres herbivores, associés à un décor géométrique. La datation à 12 000 ans avant J.C. doit encore être précisée. Le galet en grès présente des gravures sur ses deux faces. La gravure la plus visible est celle d'un cheval acéphale – un cheval sans tête – qui occupe la moitié de la surface. Selon le ministère, la croupe, l'ensellure, les quatre jambes sont figurées.

"Les pattes et les sabots sont très réalistes. Les jambes du second plan sont avancées dans la position de l'amble et détachées du corps de l'animal pour figurer la perspective".

L\'œuvre date du Paléolithique, c\'est-à-dire 12 000 ans avant J.C..
L'œuvre date du Paléolithique, c'est-à-dire 12 000 ans avant J.C.. (© DENIS GLIKSMAN)

"Deux autres animaux plus petits sont également incisés sur le galet : un probable cervidé acéphale et un cheval quasi complet mais plus schématique. Sur l'autre face, les traits particulièrement fins laissent deviner la moitié postérieure d'un cheval. L'art azilien est souvent considéré comme une rupture, l'abandon du figuratif au profit de l'abstraction", explique le ministère de la Culture.