Stations de ski : "1 800 moniteurs sans travail à Noël" dans les Hautes-Alpes, selon le syndicat national des moniteurs ESF

Le délégué régional de l'ESF espère obtenir des aides pour les saisonniers alors que les annulations de séjours se multiplient. 

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Un moniteur de l'Ecole du Ski Francais (ESF), au Grand Bornand (Haute-Savoie). Photo d'illustration. (ALEXIS SCIARD  / MAXPPP)

"On est dans l'incompréhension totale", déclare jeudi 3 décembre sur franceinfo le délégué régional pour les Hautes-Alpes du Syndicat national des moniteurs de ski ESF (Écoles du ski français), Jean-Christophe Nolier. Il continue de se mobiliser avec les professionnels de la montagne et les élus alpins contre la fermeture des remontées mécaniques, le gouvernement ayant décidé de ne pas rouvrir les stations de ski avant la fin de l'année. Selon lui, "1 800 moniteurs seront sans travail à Noël" dans les Hautes-Alpes. "On espère avoir des aides mais, là aussi, on attend les décrets."

>>Confinement : l'Etat annonce un "soutien renforcé" pour répondre à la colère des stations de ski.

franceinfo : Vous vous joignez à cette colère des professionnels de la montagne?

Jean-Christophe Nolier : Bien sûr, ce matin on s'est rassemblés sur nos fronts de neige et oui, bien évidemment, on est dans l'incompréhension totale sur cette décision plus que bizarre. On attend les décrets pour savoir ce qu'on va pouvoir faire et ne pas faire.

Pourra-t-on encadrer de la raquette, de la sortie en randonnée et pourquoi pas, ouvrir nos jardins des neiges ? Pour le moment, nous n'avons pas d'information et nos clients sont également dans l'attente !

Jean-Christophe Nolier

à franceinfo

Dans les Hautes-Alpes, il y a 1 800 moniteurs qui seront sans travail à Noël et pour le jour de l'an alors que c'est une période qui représente entre 20 et 30% de leur chiffre d'affaires. Les moniteurs de ski sont des travailleurs indépendants, donc ce sont des heures qu'ils ne pourront jamais rattraper dans la saison ! On espère avoir des aides mais, là aussi, on attend les décrets.

Il y a eu des annulations pour les prochaines semaines?

Oui, il y a eu de nombreuses annulations et surtout des non-engagements sur les vacances de Noël et du jour de l'an à l'annonce du deuxième confinement. On y croit malgré tout encore un peu.

On a une petite lueur d'espoir qui reste en nous. On reste mobilisés parce que nous aurons quand même quelques vacanciers qui nous feront l'honneur et la sympathie de conserver leur séjour.

Jean-Chistophe Nolier

à franceinfo

On veut que nos stations ouvrent et vivent malgré tout. On va pouvoir proposer diverses animations gratuites comme de la détection de victimes d'avalanche, de la neige et montagne, et parler de choses qui nous sont chères et qu'on se doit de partager en tant que montagnard.

Vous craignez aussi pour l'avenir des classes de neige ?

Le Syndicat national des moniteurs du ski français a repéré une diminution des classes de neige depuis quelques années. On a donc souhaité apporter une aide supplémentaire aux enseignants en mettant en place un fonds à destination de ces classes découverte. Le ski est quand même onéreux, le déplacement en bus est vraiment très cher, surtout pour les plus éloignés des montagnes. De manière générale, les ESF souhaitent que nos petits enfants des villes puissent accéder à la montagne et puissent toucher ce milieu montagnard exceptionnel.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.