Les Victoires de la musique entendent "remettre à l’antenne, sur scène et à l’honneur, les artistes et la musique live"

Cette 36e édition des Victoires de la Musique, qui se déroule vendredi 12 février sans public à La Seine Musicale de Boulogne-Billancourt, aura une tonalité particulèrement militante pour le monde de la culture. 

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Radio France
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La Seine musicale, à Boulogne-Billancourt, le 14 septembre 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

Malgré le contexte sanitaire, la musique va quand même résonner vendredi 12 février à La Seine Musicale, à Boulogne-Billancourt. Les 36e Victoires de la Musique auront bien lieu, avec Benjamin Biolay, Gaël Faye, Aya Nakamura ou encore Pomme. Mais la traditionnelle cérémonie sera cette année sans public et avec des conditions drastiques pour les artistes et leurs accompagnants ainsi qu'une sécurité renforcée. 

Le rôle de la cérémonie sera aussi cette année de "remettre à l’antenne, sur scène et à l’honneur, les artistes et la musique live", annonce le président des Victoires de la Musique, Romain Vivien.

Profiter de la visibilité médiatique 

Alors que le spectacle vivant est à l'arrêt et que les festivals sont au bord de la crise de nerfs, l'idée est aussi de profiter de la visibilité médiatique de l'événement pour rendre hommage à ceux qui continuent de lutter pour la culutre. "Il y a beaucoup de gens qui sont vraiment dévoués à faire vivre la culture tout en respectant les distances, les masques, le juste milieu pour qu'on puisse avoir un semblant de début de vie artistique", salue Lous and The Yakuza. La jeune artiste reconnaît que cette année "a été très étrange, je l'accepte et j'essaie de voir le bon côté des choses". 

"Pour moi, c’est une belle année et j’espère que 2021 sera en plus couronnée d’une tournée", assure de son côté le rappeur Hatik, nommé parmi les révélations de l'année. 

"Je n’ai pas besoin des Victoires pour être militante, déclare de son côté la chanteuse Clou, également en lice pour la Victoire de la révélation. On a beaucoup de chance d’avoir l’intermittence en France, c’est un acquis extraordinaire, j’ai des amis musiciens à Londres qui doivent changer de métier, il faut aussi mesurer la chance qu’on a."

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