Victor Solf de Her amorce son retour en solo en piano-voix avec "Traffic Lights"

Moitié du groupe rennais Her, endeuillé en 2017 par la mort de son co-fondateur d'un cancer, Victor Solf est de retour en solitaire. Il détaille son nouveau projet pour franceinfo.

Le chanteur et musicien français Victor Solf en 2019.
Le chanteur et musicien français Victor Solf en 2019. (ANTOINE HENAULT)

Depuis la disparition en août 2017 de son complice Simon Carpentier au sein du groupe Her, Victor Solf a d'abord eu à cœur de terminer leur album commun puis de le défendre en tournée jusque début 2019 pour honorer la mémoire de son ami. Aujourd'hui, il tourne enfin la page. Une page qu'il a voulue blanche et épurée, avec juste un piano, sa plume et sa voix.

Il sort aujourd'hui le premier single de ce projet solo en piano-voix, Traffic Lights. Une chanson vibrante de soul ourlée de gospel, où sa voix magnifique, aussi sensible que puissante, s'impose au premier plan. Traffic Lights annonce le EP Aftermath à paraître fin janvier. Nous lui avons parlé.

Un piano et plus de fragilité dans la voix

"Depuis février, j'ai surtout passé du temps à trouver mon identité", se souvient Victor Solf. "J'ai aménagé toute une partie de mon appartement en studio, mon EP à venir s'est fait entièrement à la maison. Et puis j'ai acheté un piano, l'instrument avec lequel j'ai commencé la musique, ce qui m'a donné l'idée de structurer mon projet autour du piano. Par ailleurs, j'avais peu exposé jusqu'ici la fragilité de ma voix. J'ai voulu me réinventer et comme j'aborde des thèmes très intimes j'ai décidé de chanter avec plus de fragilité, plus doucement, c'est un des aspects du projet."

"Traffic Lights est une chanson qui parle d'évasion", poursuit-il. "J'essaye d'imaginer un monde sans trace de civilisation, en tout cas sans la vie trépidante que l'on peut connaître dans des capitales comme Paris ou New York. Cette chanson, pour moi très solaire, évoque le fait de ralentir. Chaque couplet est en fait un tableau de moments très stressants, très durs de ma vie, que j'essaye de contrebalancer. En disant No More Traffic Lights, je ferme les yeux et je souffle. Il s'agit aussi d'un clin d'œil à Love and Happiness de Al Green, c'est comme un hommage que je lui rends."

Ces derniers mois, Victor Solf a pris l'habitude de partager sur Instagram des reprises et des esquisses de morceaux. Le dialogue avec les fans lui a plu, comme lui plaisait avec Her de passer du temps après les concerts avec des spectateurs "pour avoir leur retour, pour me sentir proche d'eux".

Voir cette publication sur Instagram

Un extrait de la dernière Sunday Session. Une reprise de Shuggie. C’est pour ainsi dire la dernière chanson que j’ai écrite pour Her et c’est un hommage que je lui rends. J’ai hâte de partager la suite avec vous. Love Is Key

Une publication partagée par Victor Solf (@victor_solf) le


Aujourd'hui, il prolonge cette expérience et ce contact en organisant des Sunday Sessions, des mini concerts donnés le dimanche dans des espaces intimistes, en piano-voix. L'idée est "de ne pas retourner tout de suite dans des salles de concerts mais d'aller plutôt directement à la rencontre des fans", explique-t-il. A Rennes, il jouera le 8 décembre dans une chapelle et à Lille le 15 décembre se sera "carrément dans une maison". Les Parisiens, eux, peuvent d'ores et déjà cocher la date du 2 juin dans leur agenda : il sera ce jour-là en concert à la Gaîté Lyrique.

Victor Solf donne deux mini concerts acoustiques exclusifs, les Sunday Sessions, le 8 décembre à Rennes et le 15 décembre à Lille-Tourcoing.