La rappeuse afghane Sonita Alizadeh reçoit le prix Liberté

La jeune rappeuse afghane Sonita Alizadeh, qui étudie aux États-Unis pour devenir avocate, a reçu le prix Liberté pour son combat pour les enfants de son pays et notamment contre le mariage forcé

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 1 min.
La rappeuse afghane Sonita Alizadeh, au siège des Nations-Unies à New York, le 22 janvier 2018 (LUIZ RAMPELOTTO/EUROPANEWSWIRE / EUROPANEWSWIRE)

La jeune rappeuse afghane réfugiée aux États-Unis Sonita Alizadeh, qui dénonce le mariage forcé, est la nouvelle lauréate du prix Liberté, qui récompense chaque année une personne engagée dans un combat en faveur de la liberté, ont annoncé mardi les organisateurs.

"Sonita Alizadeh, 25 ans, est née en Afghanistan sous le régime des talibans. Alors que ses parents envisagent de la marier quand elle a 9 ans, la famille fuit la guerre pour se réfugier en Iran et le mariage échoue", selon un communiqué des organisateurs.

"À Téhéran, une ONG lui donne accès à l'éducation et à un travail de femme de ménage. En tombant par hasard sur une chanson du rappeur Eminem, Sonita a une révélation. Elle se met à écrire pour raconter son histoire et dénoncer le mariage forcé et le sort réservé à des millions d'enfants à travers le monde. Sa première chanson, Mariées à vendre, devient un véritable phénomène", selon le communiqué.

Sonita Alizadeh étudie pour être avocate

Réfugiée aux États-Unis, elle étudie aujourd'hui le droit pour devenir avocate et défendre les enfants et les femmes afghanes dans son pays.

Plus de 5 600 jeunes issus de 86 pays ont désigné la jeune femme lors d'un vote en ligne. Le prix est assorti d'une récompense de 25 000 euros. Les deux autres nominés étaient Agnes Chow, militante pour la démocratie à Hong Kong, aujourd'hui en prison, et Omar Radi, un journaliste marocain qui enquête sur la corruption, également emprisonné.

Le prix Liberté a été créé en 2017 par la région Normandie en association avec l'Institut international des droits de l'Homme et de la paix, les autorités académiques de Normandie et le réseau Canopé. Il a pour but de sensibiliser les jeunes aux combats pour la liberté et la paix.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.