À Marseille, l'Algérino fait un carton avec son nouvel album en collaboration avec Jul et SCH

Alors que son clip "Sapapaya", mis en ligne sur YouTube en mai dernier, a déjà fait 15 millions de vues, l'Algérino continue sur sa lancée en sortant son album "Moonlight". Rencontre avec le rappeur star dans sa cité d'enfance, la Savine à Marseille.

Article rédigé par
Faustine Mazereeuw - franceinfo
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Dans "Sapapaya", clip rythmé et plein de bonne humeur, l'Algérino s'associe aux grandes stars du rap marseillais Jul et SCH. (L'Algérino)

L’Algérino a sorti son dernier album vendredi 18 juin et il est bien parti pour faire un carton. Moonlight est composé de vingt titres dont neuf featurings avec les plus grands noms du rap marseillais. Le clip de son titre Sapapaya a été publié le 14 mai sur YouTube et a déjà fait près de 15 millions de vues.

Le rapppeur marseillais l'Algérino sort son nouvel album

Le clip de l'été

Dans cette vidéo, les fantasmes de la communauté rap marseillaise prennent vie : l’Algérino est maire de la cité phocéenne, Jul vient de racheter l’OM et SCH est le nouveau préfet. En feat, “deux DJ qui nous font la crise de la quarantaine”, des sosies des Daft Punk... en survêt bleu couleur OM. Entrecoupés de superbes images de drones survolant la Bonne Mère et de balades en Lamborghini le long du Vieux-Port, l’Algérino et ses “fratés” ambiancent le casino de Marseille.

À califourchon sur leurs motos et Rolex aux poignets, la bande est venue “faire des loves” (de l’argent, en argot). Entre folklore marseillais, accents funks qui donnent bonne humeur et envie de danser, c'est une recette qui marche : le titre est annoncé comme le tube de l’été.

Un exemple au quartier de la Savine

Mais derrière l'opulence de son clip, l’Algérino n’a pas oublié d’où il vient. C’est son quartier d’origine, la Savine, qui lui donne de l’inspiration au quotidien. “C’est un quartier qui m’a beaucoup inspiré et qui a ouvert mon esprit, vraiment. Il a attisé chez moi une curiosité de la différence”, confie-t-il.

Quand il revient arpenter les rues de sa jeunesse, Samir Djoghlal de son vrai nom est toujours prêt à signer des autographes et à prendre des photos avec les enfants du quartier. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils l’adorent. “À leur âge (entre 5 et 8 ans) ils le connaissent déjà, ils chantent ses musiques, c’est notre star”, témoigne une maman, tout sourire. L’Algérino fait aussi la fierté de ses aînés, comme Ali Ibrahima, rappeur du groupe B-Vice, qui explique que sa réussite n’était pas gagnée d’avance : “À l’époque c’était important de dire : tu fais de la musique, ça doit être une passion d’abord. On ne pouvait pas leur faire croire qu’ils allaient faire carrière. Il y a 30 ans, des Zidane, des Sopra’ et des Samir, il y en avait un par génération”.

En tout cas, l’Algérino souhaite le meilleur à son quartier. À la question de savoir ce qu’il ferait s’il était réellement maire de Marseille, sa réponse fuse : “Je mettrais le métro jusqu’à la Savine”.

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