Que retenir du Printemps de Bourges 2015 ?

Le Printemps de Bourges s'achève et, comme chaque année, il a connu son lot de moments marquants. C'est aussi le moment de faire un bilan, alors que cette édition était la dernière avec, aux manettes, le directeur et fondateur du festival il y a 39 ans.

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Le Printemps de Bourges 2015 a eu du bon, évidemment du moins bon aussi, mais on ne peut en tout cas pas enlever à ce Printemps de Bourges sa programmation variée. Cette année, le rap français côtoyait la techno, le rock frayait avec la chanson française, tandis que la soul se mariait avec les rythmes orientaux. Au rayon des attendus, la Belge Selah Sue, l'Israélien Asaf Avidan et les Françaises Brigitte, qui ont assuré dans les premiers jours du festival.

De beaux moments

Mais, comme souvent, ce sont les artistes un peu moins connus qui ont assuré les plus belles émotions. C’est le cas, notamment, deux concerts qui se sont déroulés dans le petit théâtre Jacques-Coeur, en pleine centre de Bourges.

 

Balthazar, cinq Belges au son élégant, a signé une prestation très remarquée et commentée dans les allées du festival.

 

Balthazar en concert au Printemps de Bourges
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Hindi Zahra, la franco-marocaine, est venue présenter à Bourges son dernier album, Homeland , qui cadre complètement avec l'esprit du festival : un mix d'influences venues du monde entier, porté par une voix suave et parfois envoûtante.

 

Extrait du concert d'Hindi Zahra au Printemps de Bourges
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Au rayon des découvertes, le rock français se porte bien, avec les Toulousains de Kid Wise et les Niçois d'Hyphen Hyphen qui ont enflammé le public confirmant un bouche à oreille déjà favorable. Leurs grands aînés, comme Stephan Eicher ou Hubert-Félix Thiéfaine, ont eux aussi déroulé des prestations convaincantes, émouvantes, parfois jusqu'à l'épuisement, à l'image de la fin de concert de Juliette Gréco, qui attaquait à Bourges sa tournée d'adieux.

Un lieu de rencontres professionnelles

Le Printemps de Bourges c'est aussi l'endroit où on tisse des relations. Ce n'est ni plus ni moins que le festival le plus fréquenté par les professionnels : managers, labels, producteurs, employés de maisons de disques, tourneurs... Ils étaient plus de 800 cette année à se croiser dans les allées. Autour d'un verre ou d'une table, il est beaucoup question de business, de contrats, et de coups de coeur artistiques.

 

C'est un peu le festival de Cannes versant musique. Un côté que revendique depuis le début Daniel Colling, le directeur-fondateur du festival.

 

"Le festival a été contraint de jouer plus l'artistique que le commercial", explique Daniel Colling, le directeur-fondateur du festival.
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Pour faire des découvertes, il faut notamment assister aux concerts des artistes sélectionnés dans le cadre des Inouïs. Cette compétition rassemble une trentaine de jeunes artistes qui ont ici l'occasion de faire leurs preuves devant de nombreux professionnels. Cette année, plus de 3.000 candidatures sont arrivées sur le bureau des organisateurs. Tous ces artistes et tous ces groupes rêvent de suivre les pas de Christine And The Queens, passée en trois ans de la scène des Inouïs à la grande scène du W, où elle se produira ce soir en clôture.

La fin d'une époque

Cette 39e édition était la dernière avec Daniel Colling aux commandes. Le directeur et fondateur du Printemps va passer la main, même s'il sera encore là pour accompagner la nouvelle équipe l'année prochaine.