L’Indien Manvendra Singh Gohil, le premier membre d’une famille royale gay

Sa famille voulait cacher son homosexualité, il a préféré en parler publiquement. Ce prince indien est aujourd’hui l’une des icônes gay dans le monde.

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Brut.France Télévisions

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A 16 ans, comme le veut la coutume indienne, ses parents arrangent son union avec la princesse Chandrika Kumari. Mais le couple ne consomme pas le mariage et divorce un an plus tard. Il s’isole alors dans un ashram où Ashok, qu’il considère « comme [son] parrain » l’aide à comprendre son homosexualité et à se défaire de sa culpabilité. Si l’annonce à ses parents n’est pas aussi simple, il décide de faire son coming-out publiquement. Il devient alors l’un des tout premiers membres d’une famille royale à afficher son homosexualité, dans un pays où elle reste pénalisée et très taboue. 

Très engagé pour la communauté LGBTQ

Manvendra rejoint la lutte anti-VIH puis fonde dans les années 2000 Lakshya, sa propre fondation qui œuvre pour la communauté LGBTQ. Et il ne s’arrête pas là puisqu’il s’apprête à ouvrir sur l’une des propriétés de la famille royale le premier centre LGBTQ d’Inde, qui dispensera notamment des soins.

Manvendra Singh Gohil est devenu rapidement l'une des icônes gay dans le monde : « les droits des homosexuels ne peuvent pas uniquement l’emporter dans les tribunaux. Il faut aussi qu’ils se développent dans l’esprit et le coeur des gens. »

L’Indien Manvendra Singh Gohil, le premier membre d’une famille royale gay.
L’Indien Manvendra Singh Gohil, le premier membre d’une famille royale gay. (Brut.)