La célèbre soprano slovaque Edita Gruberová, "reine de la colorature", est morte à 74 ans

Durant un demi-siècle, la chanteuse a brillé sur les scènes du monde entier où sa technique et sa puissance de soprano avaient fait d'elle une référence.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 2 min.
La soprano Edita Gruberová le 29 novembre 2013 à Baden-Baden, en Allemagne (ULI DECK / DPA / MAXPPP)

La chanteuse d'opéra slovaque Edita Gruberová s'est éteinte à l'âge de 74 ans, après un demi-siècle d'une carrière internationale durant laquelle elle s'est imposée comme une artiste de référence, forte de sa technique et de sa puissance de soprano. "Nous avons le regret de devoir annoncer que la soprano Edita Gruberová est décédée à Zurich à l'âge de 74 ans", a indiqué mardi 19 octobre, dans un communiqué, l'agence Hilbert Artists management, de Munich. La cantatrice, qui résidait en Suisse, est morte lundi 18 octobre, a précisé l'agence.

Connue comme la "reine de la colorature", pour son timbre et son agilité vocale, cette infatigable travailleuse s'est produite dans le monde entier, devenant une familière des Opéras de Bavière, Vienne, Zurich ou Barcelone, où elle a donné des centaines de représentations. Née le 23 décembre 1946 à Bratislava, Edita Gruberová s'était formée dans plusieurs chorales et au conservatoire de la ville slovaque, avant d'arriver dans la capitale autrichienne où sa carrière avait véritablement été lancée en 1970.

Sa carrière décolle à Vienne avec la Reine de la nuit

À Vienne, elle avait fait ses débuts dans La Flûte enchantée, de Mozart, interprétant la Reine de la nuit, qui deviendra l'un de ses rôles fétiches et qu'elle reprendra près de 70 fois sur la scène du Staatsoper. Ce dernier lui a rendu un vibrant hommage : Edita Gruberová "n'était pas seulement une légende, mais elle a aussi laissé son empreinte sur cette maison et ses représentations dans plus de 700 spectacles", a salué Bogdan Roscic, directeur du Staatsoper de Vienne dans un communiqué. "Sa perfection vocale tant vantée n'a jamais été une fin en soi, mais toujours au service d'une dévotion sans compromis pour la musique et sa meilleure interprétation possible."



La soprano a triomphé notamment dans les rôles de Zerbinetta (Ariane à Naxos, de Strauss), Rosine (Le Barbier de Séville, de Rossini) ou Lucia (Lucia di Lammermoor, de Donizetti), faisant de ses interprétations "des points de référence pour les générations futures" et "des moments phares de l'expression humaine", selon le Staatsoper.

"Cette diva combative, qui n'a pas toujours facilité la tâche des directeurs artistiques, s'est toujours battue pour que la musique et les émotions occupent le devant de la scène", a déclaré de son côté l'adjointe à la culture de la ville de Vienne, Veronica Kaup-Hasler.

Edita Gruberová avait fait ses adieux à l'Opéra de Vienne avec un concert de gala en juin 2018, avant de se retirer de la scène lyrique fin 2019.

Edita Gruberová dans le rôle de Zerbinetta dans Ariane à Naxos

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Opéra

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.