La "voix de Lisbonne" s'est éteinte avec la mort du chanteur de fado Carlos do Carmo

Le Portugal observera une journée de deuil national pour honorer le chanteur de fado Carlos do Carmo, disparu à l'âge de 81 ans le 1er janvier 2021.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le chanteur de fado portugais Carlos do Carmo sur scène le 25 avril 2014 à Sao  Paulo (LEVI BIANCO / BRAZIL PHOTO PRESS)

Le Portugais Carlos do Carmo, un des plus renommés chanteurs de fado, considéré comme "la voix de Lisbonne", est décédé vendredi à l'âge de 81 ans et a aussitôt reçu une série d'hommages de la scène musicale et des dirigeants de son pays.

"C'est avec une extrême consternation et une douleur profonde que le gouvernement a appris la mort de Carlos do Carmo et a décidé de décréter une journée de deuil national qui sera observée lundi prochain", a indiqué le cabinet du Premier ministre Antonio Costa, dans un communiqué.

"Sa connaissance directe du fado populaire, liée à la sophistication d'un mélomane qui suivait la musique du monde, aussi bien que son style limpide, lui ont permis d'obtenir la reconnaissance du public et de la critique dès le premier disque qu'il a enregistré dans les années 1960", a réagi le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa.

"Une des plus grandes références" du fado

Récompensé en 2014 d'un Latin Grammy Award pour l'ensemble de sa carrière, Carlos do Carmo s'était produit sur les plus grandes scènes européennes, comme l'Olympia de Paris, le Royal Albert Hall de Londres ou l'opéra de Francfort.

L'Encyclopédie de musique portugaise du XXe siècle le décrit comme "une des plus grandes références" du fado, soulignant l'importance d'un nouveau style inauguré avec son album de 1977 Um homem na cidade ("Un homme dans la ville").

"Il a été la voix de la ville et celle-ci ne l'oubliera pas", a réagi le maire de Lisbonne, Fernando Medina, après l'annonce de la mort du chanteur, né le 21 décembre 1939 dans la capitale portugaise.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.