Mort de Dick Rivers : "C'est un bonhomme qui laissera une empreinte", réagit Jean-Pierre Mocky

Jean-Pierre Mocky, "grand ami" du chanteur décédé mercredi, lui rend hommage sur franceinfo. Le réalisateur l'avait fait jouer dans deux de ses films, "La Candide Madame Duff" et "Le Furet".

Dick Rivers et Jean-Pierre Mocky, à Paris, en 2006.
Dick Rivers et Jean-Pierre Mocky, à Paris, en 2006. (MAXPPP)

"C'est un bonhomme qui a existé et qui laissera une empreinte", estime mercredi 24 avril sur franceinfo le réalisateur Jean-Pierre Mocky, "grand ami" du chanteur Dick Rivers qui vient de mourir à l'âge de 74 ans.

Dick Rivers a tourné dans deux des films de Jean-Pierre Mocky : La Candide Madame Duff (1999) et Le Furet (2003). "On se connaît depuis perpète, depuis 60 ans", explique le réalisateur.

"Je croyais qu'il était en bonne santé"

"Chaque année, à Noël, il m'envoyait des vœux. Cette année, il me les a envoyés mais il ne m'a pas dit qu'il avait un cancer. Je croyais qu'il était en bonne santé. Il habitait dans le 18e [arrondissement de Paris], j'allais souvent chez lui et il avait l'air en bonne santé (…) C'est le destin des gens qui disparaissent sans que les autres le sachent", poursuit Jean-Pierre Mocky.

À mon âge, on finit par être fataliste. J'aimais beaucoup Dick, je suis heureux qu'on lui rende hommage parce qu'il occupait une situation un peu à partJean-Pierre Mockyà franceinfo

"Il avait des points communs avec un autre chanteur malheureusement disparu, Nino Ferrer. Je les ai toujours comparés tous les deux parce qu'ils étaient en marge de la chanson habituelle. C'étaient deux personnages très solitaires et très malheureux", affirme Jean-Pierre Mocky, qui a dirigé les deux chanteurs.

Un acteur qui s'en est "bien sorti"

Dick Rivers "était très inquiet parce que ce n'était pas son métier principal", témoigne le réalisateur. "Quand j'ai dirigé Jacques Dutronc, Nino Ferrer, Aznavour, Eddy Mitchell, ce sont des gens qui sont vulnérables parce qu'ils sont chanteurs et quand ils embrassent ce métier d'acteur ils ont une petite appréhension."

Dick Rivers s'en est pourtant "bien sorti", reconnaît Jean-Pierre Mocky qui dit "regretter" que ses "confrères" réalisateurs n'aient pas davantage "fait appel à lui".