Migrants : la chanson de Francis Lalanne afflige le web

Plus jamais ça. C'est le titre de la chanson de Francis Lalanne pour défendre les réfugiés, mais c'est aussi la réaction des internautes et journalistes à la vue du clip posté sur Youtube début septembre, en réaction à la photo du petit Aylan.

(Mélodie, paroles, décor... rien n'échappe aux critiques des internautes © Capture | "Plus Jamais ça!" de Francis Lalanne)

Le clip de Francis Lalanne devait marquer les esprits, et c'est effectivement le cas. Mais il n'est pas certain que le buzz était prévu de cette façon.

Intitulée "Plus jamais ça!"', la vidéo postée sur YouTube le 8 septembre s'ouvre sur des images de migrants dans de terribles conditions. Après quelques accords, Francis Lalanne, affublé de grosses lunettes de soleil, se donne à corps perdu sur son piano à queue. Le texte, plein de bonnes intention, tombe inlassablement à côté de la plaque.

"Ouvrir son coeur et son esprit/ ouvrir les portes du paradis/ à tout ceux qui ont l'enfer au fond des yeux". ( Francis Lalanne, dans "Plus jamais ça!" )

S'ajoute à ce triste constat un paysage de désert qui semble tout droit sorti d'un écran de veille Windows, et des modélisations 3D, tellement étranges, qu'elles font penser les internautes à des films des années 80.

Des commentaires Youtube accusent d'ailleurs le chanteur de plagiat d'une chanson emblématique : "Partir là-bas", tirée du dessin animé Disney La Petite Sirène !

C'est larmoyant, ça dégouline... Mais sur le web, les critiques sont cinglantes : 

Une chanson qui date de 2003

Voyant l'ampleur de la débacle, le chanteur a décidé de s'expliquer sur les réseaux sociaux. Sans regretter l'initiative, il explique tout de même que c'est son producteur qui a choisi de publier cette vidéo, et qu'il ne gagne pas un centime sur sa diffusion. La chanson date donc en fait de la crise de Sangatte, en 2003.

Le clip incriminé, lui, a été produit en 2009. "A l'époque, aucun producteur ne voulait produire cette chanson à cause du sujet et des images. Aucune radio ni TV n'ont voulu diffuser cette chanson pour les mêmes raisons", raconte l'artiste. Une chose est sûre : cette fois-ci, le clip aura bel et bien marqué les esprits, mais peut-être pas pour les bonnes raisons.