Le FN fustige Benjamin Biolay, "rebelle en peau de lapin"

Dans l'une de ses nouvelles chansons, le chanteur ironise sur la mort accidentelle, en 1988, du cadre frontiste Jean-Pierre Stirbois.

Le chanteur Benjamin Biolay, le 12 octobre 2012 à Paris.
Le chanteur Benjamin Biolay, le 12 octobre 2012 à Paris. (PATRICK KOVARIK / AFP)

POLITIQUE – Echanges de formules assassines entre le Front national et Benjamin Biolay. Dans un communiqué de presse publié jeudi 8 novembre, intitulé "Biolay ou l'art de faire passer la facilité pour de la subversion", le FN s'en prend au chanteur français, qui a sorti lundi son nouvel album.

Raison du courroux frontiste : les paroles de Benjamin Biolay dans l'une de ses chansons, Vengeance, qui évoque la mort dans un accident de voiture en 1988 de Jean-Pierre Stirbois, ancien cadre du FN qui réalisa une alliance avec la droite classique en 1982 dans sa ville de Dreux (Eure-et-Loir). "La vengeance est un plat que certains mangent froid comme Stirbois s'est mangé son cèdre", lance l'artiste dans sa chanson.

"Jean-Pierre Stirbois était un bourreau de travail, un militant passionné et plus que tout un authentique opposant au système, bref tout l’opposé de ce qu'est Benjamin Biolay, rebelle en peau de lapin qui a reçu l’agrément de la classe dominante, réplique le FN par la voix de son secrétaire général, Steve Briois. On verra dans les propos de Benjamin Biolay les signes évidents d’un complexe d’infériorité ou d'une admiration refoulée à l’égard des militants du Front national", juge le FN. Le chanteur est connu pour être proche du Parti socialiste, et avait soutenu la candidature de François Hollande dès 2007.