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L'hospitalisation de Michel Polnareff cache-t-elle un litige financier ?

"Le Journal du Dimanche" fait des révélations. Mais le médecin et l'attaché de presse du chanteur démentent.

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France Télévisions
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Michel Polnareff sur scène, à Nice , le 8 novembre 2016. (VALERY HACHE / AFP)

Depuis une semaine, Michel Polnareff est hospitalisé à l'hôpital américain de Neuilly, en banlieue parisienne. Officiellement, pour une "embolie pulmonaire" qui a, un temps, engagé "son pronostic vital". Vendredi 9 décembre, sa compagne, Danyellah, a annoncé que le chanteur de 72 ans était "conscient", mais toujours "sous oxygène", et qu'"aucune date de sortie n'est encore prévue".

Mais l'hospitalisation de la star soulève bien des questions, selon Le Journal du dimancheDimanche 11 décembre, Le JDD fait des révélations, aussitôt démenties par le médecin et l'attaché de presse de la star.

Deux concerts annulés

Michel Polnareff a enchaîné près de 70 concerts depuis le printemps. Il y a une semaine, début décembre, le septuagénaire a été victime d'"une sinusite" qui s'est transformée en "bronchite", selon son attaché de presse, Fabien Lecœuvre. Sous antibiotiques, l'artiste a toutefois pu assurer trois concerts consécutifs, à Toulouse, Pau et Bordeaux.

Mais la star a finalement renoncé aux deux dernières étapes de sa tournée : la salle Pleyel à Paris, vendredi 2 décembre, puis le Zénith de Nantes, samedi 3 décembre. Ce jour-là, son manager annonce son hospitalisation à l'hôpital de Neuilly-sur-Seine pour une insuffisance respiratoire.

Lundi 5 décembre, un certificat médical, transmis par l'attaché de presse du chanteur, livre le diagnostic médical : un "syndrome infectieux traité depuis une semaine" qui a viré à l'"embolie pulmonaire bilatérale qui engage son pronostic vital".

Ce qu'affirme "Le JDD"

Le Journal du dimanche s'interroge : "L'hospitalisation cache-t-elle un imbroglio personnel, un litige financier et une intox médiatique ?" Selon Le JDD, les annonces alarmantes sur l'état de santé de Michel Polnareff pourraient avoir "servi à légitimer l'annulation de deux concerts". Le journal affirme que le jour de l'annulation des deux dernières étapes de sa tournée, le chanteur a été vu au bar de son hôtel, où il a laissé une addition de 362 euros.

Samedi 3 décembre, le chanteur fait volte-face et se dit prêt à partir dans l'après-midi pour Nantes, où l'attend l'ultime concert de la tournée, selon Le JDD. Mais il revient sur sa décision dans l'après-midi, raconte le journal, et appelle le docteur Philippe Siou, médecin de l'hôpital américain de Neuilly, connu pour avoir soigné de nombreuses personnalités du monde du spectacle, qui décide de le placer en observation pour le week-end.

Toujours selon l'hebdomadaire, le producteur des spectacles, Gilbert Coullier, mécontent, a écrit à l'avocat de Michel Polnareff pour demander des explications. Selon Le JDD, le producteur a saisi ses avocats à propos de ces deux concerts annulés. Une somme de 500 000 euros serait en jeu. "Une procédure a été engagée, je ne souhaite donc pas m'exprimer sur le sujet pour l'instant", lâche pour tout commentaire Gilbert Coullier, interrogé par l'AFP.

Ce que rétorquent le médecin et l'attaché de presse

"Je suis droit dans mes bottes", se défend le médecin Philippe Siou, contacté par l'AFP. "J'ai des éléments purement factuels, j'ai des examens, des scanners où on voit des caillots de sang dans ses poumons", assure-t-il. "Que les gens qui disent 'il n'a rien' viennent le voir. Qu'un magistrat saisisse un expert judiciaire et que cet expert judiciaire vienne dans notre hôpital, on lui sortira le dossier", ajoute-t-il. Interrogé sur l'hypothèse d'une imprégnation alcoolique, le médecin répond que le bilan hépatique fait à l'entrée du chanteur à l'hôpital était "strictement normal".

"Je suis surpris de ce déni. Une embolie pulmonaire ne s'invente pas", a pour sa part réagi Fabien Lecoeuvre, l'attaché de presse du chanteur depuis douze ans. "Personne ne comprend ce déni de situation de Gilbert Coullier. Depuis le début, il n'accepte pas l'embolie pulmonaire de Polnareff constatée et certifiée par les médecins. N'aurait-il pas payé la police d'assurance ?", demande-t-il, soupçonnant "un loup".

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