"Jouer sur scène avec mes musiciens m'a terriblement manqué!" : Gilbert Montagné nous dit son bonheur de retrouver le public

Qui de mieux que l'interprète du "Sunlight des Tropiques" pour célébrer la musique et le début de l'été ? Gilbert Montagné est monté sur la scène de Roland Garros le 21 juin pour chanter ses plus grands tubes aux côtés d'autres stars des années 80 et il était heureux. Rencontre.

Article rédigé par
Jérémie Laurent-Kaysen - franceinfo Culture
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Le chanteur Gilbert Montagné en juin 2018.  (ERIC FOUGERE - CORBIS / CORBIS ENTERTAINMENT)

Chanteur emblématique des années 80, avec ses titres On va s'aimer, J'ai le blues de toi, The Fool ou encore Les sunlights des tropiques, chantonnés par un public de tout âge, Gilbert Montagné a fait son grand retour sur scène lors d'un concert organisé pour la Fête de la musique à Roland Garros. Trois questions juste avant le début du spectacle. 

Franceinfo Culture : Que représente pour vous cette célébration qui existe en France depuis 1982 ?  

Gilbert Montagné : Pour moi "Fête de la musique" veut surtout dire "Faites donc de la musique". Je me rappelle encorede sa première édition qui m’a beaucoup marqué. Je trouvais ça génial que tous ces musiciens chantent dans la rue. Mais en même temps, je me suis demandé pourquoi nous devrions célébrer la musique seulement une fois par an. Il n’existe pas de "journée du sourire", tout le monde peut le faire quand il veut ! Moi, je fais de la musique tous les jours. Et les oiseaux aussi ! On devrait laisser la possibilité aux gens de jouer dans la rue quand ils le veulent.  

S’il est interdit de jouer sur les trottoirs, jouez à vos balcons, à vos fenêtres ! Il faut croire au possible. Dans ma vie, étant non voyant de naissance, si je n’avais pas cru au possible, je ne serais pas la même personne. Il faut être conscient de ce qu’on a à l’intérieur et se donner les moyens d'atteindre notre but. Je vais vous dire : ouvrez donc un magasin mais sachez que ce qui est le plus important ce n’est pas la vitrine, c’est les stocks.

Le chanteur Gilbert Montagné, à Roland Garros, le 21 juin 2021. (JEREMIE LAURENT-KAYSEN)

Après ces mois sans musique, vous devez être impatient de remonter sur scène. Et ça commence par Roland Garros !  

A défaut de pouvoir jouer au tennis à Roland Garros, je viens y chanter ! Ce concert est un peu spécial pour moi parce que c’est la première fois depuis 18 mois que je retrouve mon public. 18 mois que je n’ai pas chanté et joué sur scène avec mes musiciens. Ça m’a terriblement manqué ! La scène est la partie de mon métier que je préfère. Vous savez, pour moi, les moments passés avec le public sont magiques. Ça me met dans un état d’extase hors du commun ! Quand je fais un signe aux spectateurs, il faut que j’aie vraiment une pleine confiance en moi pour penser qu’ils vont recevoir ce signe. Cette confiance passe par celle du public, que j’entends chanter et crier. Je suis très heureux aussi parce que je recommence à faire des concerts en France dès le 3 juillet. Nous célébrons les cinquante ans de mon titre The Fool. Hé oui, déjà !  

Dans cette longue carrière il y a aussi les titres emblématiques On va s’aimer de 1984 et Le sunlight des tropiques de 1985 qui n’ont pas pris une ride. Toutes ces chansons sont intemporelles. Comment l'expliquer ?

Je suis vraiment reconnaissant de cette longévité. Je pense que les chansons des années 80 perdurent parce qu’elles ont une vraie mélodie. Elles sont entraînantes et poussent les gens à chanter. Dans la rue, je rencontre des fans de tout âge qui me reconnaissent, même des enfants. Je remercie tous les jours le ciel d’être une personnalité publique depuis maintenant plus de cinquante ans. Pour être sincère, je n’étais pas sûr du tout que mes chansons fonctionneraient. Même à la sortie du studio, on ne peut pas savoir comment les nouveaux morceaux seront reçus.  

En revanche, je suis particulièrement fier du titre Les Sunlights des Tropiques  parce que c’est moi qui ai souhaité qu’on l’enregistre. A ce moment-là on était en Italie et on venait de finir l’album. J’ai insisté auprès de mes producteurs pour qu’on enregistre le morceau et ils ont fini par céder pour me faire plaisir. Et on a bien fait, pour une fois, je ne m’étais pas planté !

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