Entre Warhol et situationnisme, PapyArt le sérigraphe des rues lyonnaises, a son exposition

Le Polaris à Corbas, dans la banlieue lyonnaise expose jusqu'au 25 janvier 2019 une cinquantaine d’œuvres de PapyArt, un artiste spécialisé dans la "sérigraphie revendicatrice" et dont les images habillent ordinairement les murs de la Croix-Rousse. Entre esprit situationniste et inspiration à la Andy Warhol, il détourne icônes et slogans pour faire surgir des fulgurances entre politique et poésie.

(France 3 Culturebox Capture d'écran)
Les Lyonnais habitués des pentes de la Croix-Rousse connaissent tous les dessins du sérigraphe PapyArt. Depuis de nombreuses années, elles ornent les murs de ce quartier surnommé "la colline qui travaille" et des rues surnommées "Les pentes", qui mènent à son plateau. Ses images détournées, accompagnées le plus souvent de slogans eux aussi passés à la moulinette de son imagination, interpellent le passant. A mi-chemin entre provocation situationniste et illumination icono-poétique à la Andy Warhol, elles ouvrent à la réflexion des portes inattendues. Et éveillent peut-être certaines consciences...

Reportage : France 3 Grand Lyon D. Mazzola / S. Meallier / S. Bouix

PapyArt est installé et travaille rue Burdeau, au coeur même de son espace d'exposition privilégié : les rues de la Croix-Rousse, leurs traboules et leurs ateliers de Canuts. Se déplaçant en Solex, un véhicule récurrent dans sa production, l'artiste propose à ceux qu'il croise d'imprimer leur propre sérigraphie, sur un morceau de bois ou un tee shirt. Il leur délivre ensuite un diplôme de sérigraphiste ! 

PapyArt n'illustre pas seulement les murs de la Croix-Rousse, il travaille aussi sur ce qu'il trouve sur les trottoirs, comme des meubles...
 

Ce sont des meubles que les gens du quartier abandonnent dans la rue .../... Ils confient ces planches à la rue... moi, je les récupère et j'y fais des sérigraphies...PapyArt


Mais PapyArt expose ailleurs que sur les murs de sa colline. Cela se passe jusqu'au 25 janvier 2019 au centre culturel "Polaris" de Corbas, à une quinzaine de kilomètres de la capitale des Gaules. Une cinquantaine de ses oeuvres rappelle son esprit habitué à vagabonder hors des sentiers (en pente !) battus.