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"J'ai l'impression d'être devenue une grande personne avec cet album" : Silly Boy Blue sort son deuxième "Eternal Lover"

La jeune chanteuse française, qui vient de sortir son deuxième album, sera ce dimanche soir en concert au festival Art Rock de Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor.
Article rédigé par Yann Bertrand
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Silly Boy Blue lors de la cérémonie des Victoires de la musique, le 11 février 2022. (FRED DUGIT / MAXPPP)

Elle a choisi comme nom de scène une chanson de David Bowie, Silly Boy Blue. De son idole, la chanteuse a gardé le goût de la réinvention, du dramatique, de l'orfèvrerie pop, avec des chansons aux multiples lectures romantiques. Son deuxième album Eternal Lover est sorti le 12 mai dernier, après un premier essai convaincant, qui l'avait emmené post-Covid sur les scènes des grands festivals.

Silly Boy Blue a pu le mesurer au moment de se pencher sur de nouvelles compositions. "Je suis partie l'écrire à Londres au début. Je me suis dit que j'allais rester, toute seule, dans un appart' pendant trois semaines", raconte-t-elle avant d'ajouter : "C'était la pire idée de ma vie parce qu'au bout de dix jours sans parler à personne, je me suis dit : 'Wow ! Mon cerveau m'effraie." 

 
De son cerveau donc, sont nées de nouvelles affirmations, après les "chansons de rupture" du premier disque. Romantisme exacerbé toujours, sa voix enserrant le sentiment amoureux en permanence. Si l'artiste Silly Boy Blue se cache derrière Eternal Lover, le titre choisi pour ce disque, la jeune femme s'est servie de sa plume pour évoluer elle-même. 

"L'idée était un peu de reprendre le pouvoir sur plein de choses que j'ai subies dans le premier album."

Silly Boy Blue

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Ce premier album "était très triste, très mélancolique, très la meuf qui se fait quitter et tout ça". Désormais Silly Boy Blue veut aborder ces ruptures différemment. "Je me suis dit que j'allais arrêter de subir les relations amoureuses et puis en parler assez crûment et assez clairement. J'ai l'impression d'être devenue une grande personne avec cet album ou en tout cas moi-même", confie-t-elle.

Elle a eu comme un déclic. "Mes potes me demandaient : 'Tu fais quand des chansons pas tristes ?'" La chanteuse a donc décidé "de reprendre le pouvoir là-dessus": "Cela me libère vachement dans l'écriture aussi...", note-t-elle. Et dans un geste jubilatoire, elle s'est allié au compte Instagram "ex relou" pour promouvoir le single Not A Friend, dévoilant les échanges de SMS avec un ancien amant volage et apparemment très porté sur la dissimulation. "On a gommé des petites choses pour éviter une plainte en diffamation et parce qu'on avait la flemme de payer un avocat, mais oui, c'est tout à fait vrai..."


 
Résultat : Silly Boy Blue est finalement à l'aise partout. En fausse veuve éplorée, en fabricante de pop second degré, et même sur la scène du festival d'Avignon, où elle rejouera cet été le mythique album Transformer de Lou Reed, comme au Printemps de Bourges le mois dernier. Elle donnera dimanche 27 mai un concert au festival Art Rock de Saint-Brieuc. La chanteuse quittera ensuite la Bretagne pour la Normandie pour la 21e édition du festival Papillons de Nuit demain, à Saint-Laurent-de-Cuves.

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