"Je vis un moment que je n'aurais jamais imaginé vivre" : Gérard Pont, patron des Francofolies, après l'annulation du festival

Le festival charentais qui avait réuni 150.000 festivaliers en 2019, n'aura pas lieu cette année du fait de la crise sanitaire.

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France Télévisions Rédaction Culture
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La grande scène des Francofolies en juillet 2018 à la Rochelle. (XAVIER LEOTY / AFP)

Le festival des Francofolies de la Rochelle, un des grands rendez-vous des musiques actuelles de l'été en France, a été annulé en raison des conséquences de la crise sanitaire : "A la suite des déclarations du président de La République, ce lundi 13 avril, n'autorisant pas la tenue des festivals jusqu'à la mi-juillet, la 36e édition des Francofolies de La Rochelle, qui devait se tenir du 10 au 14 juillet 2020, est donc reportée du 10 au 14 juillet 2021", écrivent les organisateurs.

"Ce n'est même pas sûr que je réalise encore"

Dans une entrevue accordée à l'AFP, le patron des Francofolies Gérard Pont a confié sa tristesse face à cette annulation. "Je vis un moment que je n'aurais jamais imaginé vivre. Ce n'est même pas sûr que je réalise encore", a-t-il déclaré, "je suis conscient de la situation. Mais je suis d'un naturel optimiste, je me disais que nous pourrions peut-être le faire cet été en fonction des dates pour le déconfinement".

Gérard Pont, directeur des Francofolies, en 2018. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Le président du festival se dit néanmoins sans crainte quant à la bonne tenue de l'édition 2021 : "ce matin, on a déjà eu des confirmations orales d'artistes programmés cette année pour revenir en 2021. C'est trop tôt pour donner des noms, mais je suis assez épaté".

Conséquences financières

Concernant les pertes financières, "il est encore trop tôt entre le discours du président lundi soir et la décision arrêtée ce matin. Le festival emploie 500 personnes environ. Ça va être une période compliquée pour les techniciens, les intermittents... On a une pensée pour eux. Pour la ville, on parle de retombées de 15 à 20 millions d'euros, mais c'est bien plus que ça en vérité. Les retombées touristiques pour la région doublent ainsi le temps du festival".

Les grands festivals de ce type renoncent les uns après les autres. Ce mardi, les Eurockéennes (prévues du 2 au 4 juillet, 128.000 spectateurs en 2019), le Main Square (3-5 juillet, 115.000), Art Rock (29-31 mai, 78.000) ou encore les Nuits de Fourvière (2-31 juillet, 190.000) ont jeté l'éponge.

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